« Vous dites génocide, je dis guerre » : Boy George affiche en chanson son soutien aux opérations d’Israël à Gaza

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Dans un titre inédit intitulé en anglais We Will Dance Again, la star britannique des années 1980 défend l’action militaire de l’État hébreu et s’en prend aux militants propalestiniens.

C’est peu dire que sa position tranche sur celles d’autres figures de la pop. Dans Od Nirkod (« We will dance again » en anglais, « Nous danserons à nouveau » en français), un titre aux accents reggae uniquement diffusé sur ses réseaux sociaux, Boy George exprime son soutien inconditionnel à l’action d’Israël à Gaza, suite au massacre du 7-Octobre. Une chanson qui prend la forme d’une apostrophe aux militants pro-Gaza.

« Vous dites génocide, je dis guerre. C’est ce à quoi sert l’armée, lorsque l’on est attaqué. Est-ce que c’est violent ? Bien sûr que oui, quand on sait que vous voulez tuer jusqu’au dernier d’entre nous », commence le chanteur de 65 ans avec une grande virulence.

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Les pro-Gaza en ligne de mire

« Vous n’avez jamais mentionné le 7-Octobre. Des jeunes filles violées contre des arbres, brutalement assassinées pour le crime d’avoir dansé. Vous condamnez les Juifs avec une mémoire sélective. Des musiciens brandissant des drapeaux, s’exprimant comme des moutons », tempête-t-il.

Le leader du groupe londonien Culture Club, connu pour les titres Karma Chameleon, Do You Really Want To Hurt Me ou Love is Love, a visiblement en ligne de mire les nombreux artistes qui ont critiqué la réponse d’Israël à Gaza. Les plus connus s’appellent Brian Eno, Peter Gabriel, Dua Lipa, Rosalía ou, dans un registre plus radical, les rappeurs de Kneecap et Roger Waters.

Le refrain de la chanson - « We will dance again » - reprend un message d’espoir né après le massacre du festival Nova, où 364 amateurs de musique techno ont été tués par le Hamas. Survivante de l’attaque restée otage pendant 55 jours, la franco-israélienne Mia Schem s’est fait tatouer sur l’avant-bras cette phrase en forme de promesse, une fois son calvaire terminé. Un documentaire coproduit par la BBC et Paramount +, qui relatait le bain de sang ayant causé environ 2 000 blessés, porte également ce nom.

« Si jamais vous ne comprenez pas, je soutiens les Juifs. Je ne me sens pas particulièrement courageux, j’ai simplement besoin de me comporter comme un être humain », déclame Boy George, de son vrai nom George Alan O’Dowd, avant de prononcer quelques mots en hébreu à la fin de la chanson.

Cette prise de position a indigné une autre figure de la pop des années 1980, Martyn Ware, ancien membre de The Human League, connu notamment pour le titre Don’t You Want Me. « Je n’arrive vraiment pas à croire que mon vieil ami Boy George ait produit une œuvre de propagande musicale ouvertement pro-génocide et anti-palestinienne », regrette-t-il sur X, alors que les réactions des internautes se divisent entre remerciements et critiques virulentes.

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Un engagement « très personnel »

Lors du dernier Eurovision, cette égérie gay des années 1980 aux tenues fantasques, qui représentait alors le micro-état Saint-Marin, a affiché son soutien au candidat israélien. Au journal The Telegraph, en juin, Boy George avait justifié son engagement au côté de l’État hébreu par son lien avec « beaucoup d’amis juifs ». Il citait notamment son histoire d’amour avec Jon Moss, batteur du groupe Culture Club.

« Au fil des années, c’est devenu quelque chose de très personnel. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas de compassion pour les Palestiniens, cela ne veut pas dire que je suis d’accord avec ce qui se passe en Israël, mais je défendrai toujours les personnes que j’aime », affirmait Boy George qui, un autre de ses combats, s’exprime régulièrement en faveur de la communauté transgenre.

Le sexagénaire ne précise pas s’il a recouru à l’intelligence artificielle pour produire la chanson Od Nirkod. Dans une interview donnée à un podcast début 2026, Boy George présentait l’IA comme une précieuse aide, notamment à l’écriture. « Vous ne travaillez avec personne d’autre. Vous n’avez pas à vous soucier deux secondes de ce que les autres pensent », se réjouissait celui qui a fait de son franc-parler une marque de fabrique.

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