Publicité, votre contenu continue ci-dessous
L'IA recycle les licornes en poneys
Publié le 02/06/26 à 10h53
Nos réseaux :
Suivez-nous
Ajoutez nous à vos favoris Google
2
Elles valaient des milliards, levaient des centaines de millions et leurs noms s'affichaient sur tous les podcasts. Aujourd'hui, plus de 220 start-up étasuniennes ont perdu leur statut de “licorne” depuis l'arrivée de ChatGPT, selon une enquête de CNBC s'appuyant sur les données de PitchBook. Leur crime : avoir été construites avant l'IA générative.
© Shutterstock - Sur les 857 licornes étasuniennes recensées par PitchBook, près de la moitié n'a pas levé de fonds depuis trois ans. Leurs valorisations, héritées de l'ère pré-ChatGPT, sont devenues fictives.
Vous utilisez peut-être Calendly pour planifier vos réunions, AG1 pour votre shake du matin, ou Glossier pour vos cosmétiques. Ces marques faisaient partie d'une génération de start-up valorisées à plus d'un milliard de dollars chacune, portées par l'argent facile de la période 2020-2022 et la promesse d'une croissance infinie. Puis ChatGPT est arrivé en novembre 2022 et les règles du jeu ont changé.
68 % de valeur perdue en trois ans
Les chiffres de PitchBook, relayés par CNBC, sont brutaux. Les start-up ayant levé pour la dernière fois en 2021 valent aujourd'hui 68 % de moins en moyenne ; celles de 2022, 52 % de moins. Sur les 857 licornes étasuniennes recensées, près de la moitié n'a pas levé de fonds depuis trois ans. Leurs valorisations sont devenues fictives.
Le secteur le plus touché est le logiciel d'entreprise (SaaS). 75 sociétés de ce type figurent sur la liste des licornes déchues, le double des fintechs, deuxième catégorie la plus représentée. La raison tient en une phrase formulée par David Zhu, ancien responsable ingénierie chez DoorDash : “Toutes les entreprises SaaS basées sur des workflows seront perturbées ou mortes dans la prochaine décennie.”
“Pourquoi OpenAI ne pourrait pas faire ça ?”
Le problème serait d'ordre structurel. Ces start-up ont été bâties avec des équipes de 500 ingénieurs pour des tâches que 50 personnes équipées d'outils IA accomplissent désormais. Conçus avant l'IA générative, leurs produits reposent sur des architectures et des modèles tarifaires (facturation par utilisateur) que les agents autonomes ont rendus obsolètes.
“Vous voyez 50 ingénieurs faire ce qu'il aurait fallu à 500 il y a cinq ans” déclare Samir Kaul, associé de la société de capital-risque Khosla Ventures, l'un des premiers bailleurs de fonds d'OpenAI. © Gorodenkoff
Les investisseurs préfèrent désormais miser sur de nouveaux entrepreneurs, à des valorisations basses, avec des produits natifs IA. “La question que je pose à chaque start-up : pourquoi OpenAI, Anthropic ou Google ne pourraient pas faire la même chose ?, résume Samir Kaul, associé chez Khosla Ventures, investisseur historique d'OpenAI. Pour la plupart d'entre elles, la réponse est : ils peuvent.”
Sans accès au capital-risque ni perspective d'entrée en Bourse, le destin le plus probable pour ces licornes déchues est un rachat au rabais… Stash, l'application d'épargne, a été acquise en février pour 425 millions de dollars, soit moins que les 660 millions investis dans l'entreprise. Le plancher sous les valorisations s'est effondré et la vague ne fait que commencer.
Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques
Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.

il y a 1 day
2











English (US) ·