Ce décret ouvre la voie à un contrôle fédéral des modèles d'IA les plus avancés comme Mythos. Sauf que voilà, tout part de la base du volontariat et l'administration Trump ne demande aucune licence obligatoire ou pré-autorisation avant un lancement.
Un contrôle demandé mais pas obligatoire
Ce décret confie au Pentagone, au Trésor et à l'agence de cybersécurité CISA la mission de renforcer la défense des réseaux critiques. Un centre de coordination des vulnérabilités verra aussi le jour. La NSA pilotera un protocole d'évaluation confidentiel des capacités de cybersécurité des modèles.
À la fin du mois de mai, Donald Trump a reporté la signature de ce décret. Le POTUS craignait de freiner la compétitivité face à la Chine et ses modèles comme DeekSeek. La première version laissait aux entreprises une fenêtre de 14 à 90 jours avant la sortie. La version signée la ramène à 30 jours au maximum.
Mais ce n'est pas tout puisque plusieurs entreprises ont déjà ouvert leurs modèles. Le mois dernier, Google, Microsoft et xAI ont accepté un contrôle par le Centre pour les normes et l'innovation en IA du département du Commerce avant la sortie de nouveaux modèles.
Pour rappel, OpenAI et Anthropic avaient pris le même engagement dès 2024 sous Joe Biden. Le décret marque donc un revirement, après une approche bien plus distante défendue par David Sacks, ancien conseiller IA de la Maison-Blanche.
Mythos, l'IA qui a fait réagir Washington
Ce changement de cap tient surtout à un modèle. Il s'agit de Mythos, l'IA d'Anthropic qui a secoué Washington. Anthropic a limité son déploiement au programme Project Glasswing alors que le modèle a repéré des milliers de vulnérabilités graves systèmes d'exploitation et navigateurs comme FireFox.
Sa sortie fut suivie de plusieurs réunions de haut niveau, notamment avec Susie Wiles, cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, et Scott Bessent, secrétaire au Trésor. Pendant ce temps, l'Europe n'a pas le droit d'utiliser Mythos pour sécuriser ses infrastructures critiques. Les États-Unis gardent la main dessus.
Le rapprochement n'allait pourtant pas de soi. Le Pentagone a classé Anthropic comme un risque pour sa chaîne d'approvisionnement. La raison ? Un conflit juridique sur l'utilisation de l'IA pour des armes létales autonomes et la surveillance de masse.
Les réactions au décret restent positives, même chez les défenseurs d'un cadre plus strict. Brad Carson, président d'Americans for Responsible Innovation, juge la Maison-Blanche considère que la Maison-Blanche prend enfin au sérieux Mythos. Brendan Steinhauser, PDG d'Alliance for Secure AI, se félicite que l'administration Trump mesure le danger de ces modèles. Tous deux appellent le Congrès à rendre ces protections obligatoires.
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il y a 20 hour
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