Boualem Sansal : « J’étais le prisonnier du président Tebboune »

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À l’occasion de la sortie de son nouveau livre, « La Légende » (Grasset), ce mardi 2 juin, nous avons rencontré à Paris l’écrivain qui a passé près d’un an dans les geôles algériennes. « J’étais un otage, et à travers moi, c’était la France qui était otage », nous confie-t-il en retraçant sa détention.

Paris, le 28 mai 2026. «J’étais dans une cellule de 6 m2 avec deux lits superposés, un trou au sol pour faire ses besoins, un petit lavabo, sans pouvoir écrire et sans livres», raconte Boualem Sansal. LP/Olivier Arandel
Paris, le 28 mai 2026. «J’étais dans une cellule de 6 m2 avec deux lits superposés, un trou au sol pour faire ses besoins, un petit lavabo, sans pouvoir écrire et sans livres», raconte Boualem Sansal. LP/Olivier Arandel 

C’est un homme fatigué que nous retrouvons dans le jardin d’un hôtel parisien, mais les mois passés dans les geôles algériennes n’ont rien entamé de sa détermination. La lutte contre ce totalitarisme islamique dont il dit qu’il a « détruit son pays », le pouvoir autoritaire d’Abdelmadjid Tebboune, la diplomatie française ou la rupture d’avec son éditeur historique sont au cœur du livre que publie Boualem Sansal chez Grasset : « La Légende ». Titre tiré du surnom que les détenus lui ont donné au sein même de la sinistre prison de Kolea.

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