L’association « Un Bouchon Un sourire Breizh 29 », basée à Clohars-Carnoët, dans le Finistère-Sud, existe depuis 25 ans. Sa vocation est de collecter des bouchons en plastique qui sont ensuite vendus à une entreprise de recyclage au profit des enfants en difficulté. C’est en 2002 que l’association finistérienne s’est créée, se désolidarisant de celle de l’humoriste Jean-Marie Bigard, l’humoriste. « La sienne était nationale. Nous on voulait vraiment aider les enfants du Finistère », explique Jean-Louis Le Guen, l’actuel président.
Depuis 25 ans, les bénévoles collectent des bouchons en plastique, de toutes tailles, dans de nombreux points, les écoles, les Ehpad, les hypermarchés, les déchetteries. « On collecte puis on trie car certaines personnes nous donnent des piles ou ampoules par erreur. » Pour le Finistère Sud, tout est stocké dans un grand local à Concarneau, ce qui n’est déjà pas simple. Jusqu’en 2024, tout roulait pourtant pour l’association puisque l’usine Atmos achetait les sacs de bouchons 300 euros la tonne et se chargeait de les recycler. Cela représentait environ 30 tonnes annuelles sur la totalité du Finistère.
Hélas, l’entreprise en question a déposé le bilan en 2024 et les choses ont commencé à se compliquer. « On a certes retrouvé une grande entreprise de recyclage mais on nous a annoncé du jour au lendemain que les normes avaient changé et que certains bouchons en plastique n’étaient plus conformes. Du coup, on s’est retrouvés avec 50 tonnes de bouchons qu’il aurait fallu trier une seconde fois pour enlever les bouchons non voulus. » Un travail de titan pour ces bénévoles dont la plupart sont retraités.
Y a-t-il une entreprise pour recycler tous ces bouchons ?
Selon le président, certains bouchons en plastique contiendraient du polyéthylène et du polypropylène, d’où le refus de l’entreprise de recyclage de les acheter. Les bouchons déjà collectés et mis en sacs sont pour le moment stockés sur Concarneau et Quimper mais les collectes ont été stoppées, au grand dam des écoles et des particuliers. « On ne sait plus que faire. Rendez-vous compte ce que peuvent représenter ces 50 tonnes. Depuis 25 ans, on a aidé plus de 395 enfants en difficulté. On a financé par exemple une partie du prix de fauteuils ou de déambulateurs pour enfants en situation de handicap. Nous sommes dégoûtés d’avoir tout arrêté. »
Malgré l’arrêt de la collecte, les bénévoles vont quand même récupérer les sacs de bouchons, les écoles ne sachant qu’en faire. « On recherche une entreprise, française ou autre, qui puisse racheter en l’état les sacs de bouchons, rappelle Jean-Louis Le Guen. Sinon, tout va partir dans les déchetteries, au détriment des enfants. Je ne comprends pas car, en ce moment, vu le prix du pétrole, le cours du plastique est très haut aussi. En général les deux cours vont de pair. C’est plus intéressant de le recycler. »












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