« Comme un coup de sèche-cheveux sur nos champs » : la vague de chaleur malmène l’agriculture française

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Les céréaliers craignent de mauvaises récoltes, car la chaleur cuit les fleurs qui n'arriveront pas à maturité. (Illustration) PHOTOPQR/Le Berry républicain/Pierrick Delobelle.

Les céréaliers craignent de mauvaises récoltes, car la chaleur cuit les fleurs qui n'arriveront pas à maturité. (Illustration) PHOTOPQR/Le Berry républicain/Pierrick Delobelle.

Voir le mercure s’enflammer, Romain Blanchard s’y est habitué, lui qui cultive son vignoble et ses champs de céréales sous le cagnard de la Provence. Mais lorsque son thermomètre a affiché ce mardi 26 mai dans l’après-midi 42 degrés, le viticulteur de Puyricard (Bouches-du-Rhône) a compris que cette canicule précoce ferait date. « Depuis trois jours, on dépasse les 40 degrés et cela provoque dans nos champs comme un coup de sèche-cheveux », détaille l’agriculteur, dont les blés ont « viré au jaune, perdu leur eau et accéléré leur dépérissement ».

Ce phénomène, l’agroclimatologue Serge Zaka le connaît bien. « L’orge et le blé d’hiver vont être soumis à un échaudage très important (période de chaleur pendant la mise en place de l’épi et le remplissage du grain) avec une perte de rendement de 1 à 4 % par jour ». Même plus au nord, dans le Loir-et-Cher — où un record mensuel a été battu mardi à Blois avec 34 degrés —, Jérôme Delaleu voit ses champs souffrir comme jamais. « On est en pleine floraison des graines de blé et cette chaleur cuit les fleurs qui n’arriveront pas à maturité, soupire le céréalier. Cela risque d’avoir un impact jusqu’à la moisson. »

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