La France a connu une nouvelle vague de chaleur record en cette fin de mois de mai 2026. N’en déplaise à certains climatosceptiques, le risque de répétition de ces épisodes de fortes, voire très fortes températures est élevé à court terme. Des solutions naturelles et écologiques existent pour améliorer notre résistance à ces phénomènes météorologiques, notamment en ce qui concerne l’habitat, qu’il soit collectif ou individuel. À Broué (Eure-et-Loir), près de Dreux, Ecovégétal travaille depuis plusieurs décennies sur ces problématiques. Sa spécialité : le toit végétalisé.
Une toiture végétale absorbe la majeure partie des eaux de pluie. Elle la conserve en plus ou moins grande quantité selon le substrat utilisé (couche de terre ou autre). Ensuite, les végétaux relâchent cette eau filtrée dans l’air, sous forme d’évaporation. Cette action des plantes contribue à rééquilibrer les températures. En période de fortes chaleurs, y compris pendant la canicule, cette évaporation fait ainsi baisser la température. A contrario, les toits traditionnels stockent la chaleur pendant la journée et la restituent la nuit. Cela a pour conséquence de maintenir la température élevée en continu… Et l’hiver, le toit végétalisé limite dans l’autre sens les écarts de températures.
Des plants destinés aussi aux dalles de parkings
Pour s’en convaincre, il suffit de visiter le siège social d’Ecovégétal à Broué. Sur quelque 40 hectares, la société cultive les plants destinés tant aux toitures qu’aux dalles de parkings. Et le groupe montre l’exemple : l’ensemble des toitures des bâtiments administratifs, locaux industriels et entrepôts d’Ecovégétal sont couvertes de végétation et ce, quelle que soit l’inclinaison de la toiture. « Ecovégétal fait naître des jardins sur les toits, les parkings ou les terrasses, pour produire de la nature dans nos villes », explique Pierre Georgel, président et l’un des fondateurs d’Ecovégétal. « Notre objectif est de créer des espaces de vie confortables pour les habitants et vertueux pour notre environnement. »
Outre Broué, cœur historique de l’entreprise, celle-ci dispose de quatre autres sites de production et de logistique en France. La société maille ainsi le territoire national. « Sur chaque site, nous sommes en mesure d’assurer la production mais aussi l’installation de toitures végétalisées, pour des particuliers comme pour des industriels ou des collectivités territoriales », explique Pierre Georgel. « Nous offrons une gamme complète de services tant en toitures qu’en parking. Cela va de la conception de projets à la mise en œuvre et à l’entretien de toiture jusqu’à la réfection si besoin. Nous produisons nous-mêmes les végétaux et les substrats nécessaires. Les particuliers peuvent aussi s’approvisionner directement sur notre site et installer eux-mêmes leur toiture végétalisée. »
Installée depuis le début des années 2000 en Eure-et-Loir, l’entreprise compte aujourd’hui 145 salariés répartis sur l’ensemble du territoire français. Lors du dernier exercice comptable, Ecovégétal a réalisé un chiffre d’affaires de « 32 millions d’euros », indique son président, Pierre Georgel. Selon le type de toiture végétalisée, le coût du m² peut atteindre 450 euros pour un particulier. « Tout dépend du type de substrat et de l’épaisseur de celui-ci, ainsi que des plantes utilisées. La pente du toit et la gestion des eaux pluviales interviennent aussi dans le prix. »
À Broué, une cellule de recherche et développement n’a de cesse d’améliorer les systèmes développés par Ecovégétal. Autant de dispositifs vertueux qui luttent à leur échelle contre la canicule.












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