L’atmosphère est délétère à Mexico, à une semaine à peine du début de la Coupe du monde de football 2026. Des enseignants ont durement manifesté, ce mardi, dans la capitale mexicaine pour réclamer des hausses de salaire en prenant pour cible des symboles du Mondial.
Les manifestants, organisés sous un groupe dissident du syndicat de l’éducation CNTE, ont visé une exposition consacrée à la Coupe du monde dans les rues du centre-ville, renversant des statues et brûlant des maillots.
« Le ballon ne roulera pas »
Le CNTE a d’ailleurs brandi la menace de mobilisations massives lors du match d’ouverture de la Coupe du monde entre le Mexique et l’Afrique du Sud, le 11 juin au stade Azteca de Mexico. Si les revendications ne sont pas satisfaites, « le ballon ne roulera pas », pouvait-on lire sur un mannequin exhibé par les protestataires.
Une précédente manifestation avait été dispersée lundi à coups de gaz lacrymogènes près de la très névralgique place du Zócalo, où doit être installée une « fan zone » durant la compétition.

Ce mardi, des statues de cinq mètres de haut représentant des footballeurs sur le Paseo de la Reforma, une grande artère de la capitale, ont été renversées à l’aide de cordes, dont celles représentant la Belgique, la France et l’Espagne dont les maillots ont été brûlés par les manifestants.
La CNTE réclame une hausse des salaires et l’abrogation d’une loi sur les retraites. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a appelé à une protestation pacifique et son gouvernement a publié un communiqué appelant à revenir à la table des négociations.












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