L’équipe d’Iran doit s’envoler samedi pour l’Espagne avant de rejoindre son camp de base au Mexique, alors que la sélection attend toujours ses visas pour le Mondial 2026, a annoncé mardi le président de la fédération iranienne de football.
« Nous partirons en Espagne samedi, et de là, l’équipe se rendra directement à Tijuana, au Mexique », a déclaré lundi soir le Mehdi Taj dans une émission sportive diffusée à la télévision d’État.
« Nous obtiendrons un visa mexicain demain (mardi) ou après-demain (mercredi), puis un visa américain nous sera rapidement délivré », a affirmé M. Taj.
Toujours dans l’attente des visas
Le Mondial, qui débute le 11 juin, est organisé conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Mais ni le Mexique, qui doit accueillir le camp de base de l’Iran, ni les États-Unis où les Iraniens doivent jouer leurs trois matchs de groupe, n’ont pour l’heure délivré de visas.
Cette situation, qui pèse sur l’organisation et les préparatifs, a déjà contraint les Iraniens à déplacer leur camp initialement prévu aux États-Unis à Tucson, pour la ville mexicaine de Tijuana.
Les Iraniens doivent jouer leurs trois matchs de groupe aux États-Unis. À Los Angeles le 15 juin contre la Nouvelle-Zélande puis face à la Belgique le 21 juin, avant une rencontre contre l’Égypte, le 26 juin à Seattle.
Selon le patron de la fédération iranienne, la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, « a tout changé » pour la Team Melli.
Un match contre l’Espagne annulé
« La situation dans le pays, et notamment la guerre, a bouleversé tous nos plans. Nous avions prévu de bons matchs de préparation, dont celui contre l’Espagne, qui a été annulé » en février, a expliqué Mehdi Taj.
Basée actuellement en Turquie, la sélection doit disputer un match amical contre le Mali jeudi à Antalya, après y avoir affronté la Gambie vendredi.
La préparation pour le Mondial 2026 a également été perturbée par les « difficultés financières » découlant de la crise économique que connaît le pays et en particulier la forte dépréciation de la monnaie nationale face au dollar a souligné Mehdi Taj.












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