Espionnage. Ex-numéro deux des services secrets, Marco Mancini a passé sa carrière à jouer avec les lois, au point d'être emprisonné deux fois. Avant d'être mis à la retraite en 2021.
Par Etienne Girard
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Publié le 31/07/2026 à 08:30

Rome, le 5 mars 2005, l'agent du SISMI Marco Mancini (blouson en cuir) à l'aéroport de Ciampino lors du retour de la journaliste Giuliana Sgrena d'Irak.
DONATELLA GIAGNORI/EIDON/MAXPPP
Un complot fomenté sur une aire d’autoroute ? En mai 2021, la chaîne italienne Rai 3 se passionne pour une vidéo de Matteo Renzi, l’ancien premier ministre, aperçu sur un parking, à trente kilomètres au nord de Rome. Le sénateur, aux ambitions intactes, porte un masque chirurgical : la scène se déroule le 23 décembre 2020, en pleine épidémie de Covid. Reconnaissant l’élu, une enseignante de passage en voiture l’a filmé. Si les médias se déchainent, c’est en raison de l’identité de son interlocuteur, à la chevelure mi-longue argentée. Il s’agit de Marco Mancini, 60 ans, dirigeant de la coordination du renseignement (DIS). Un habitué des coups très tordus. Il est placé en retraite anticipée dans les semaines qui suivent.
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