ANALYSE - Si la réponse pénale est systématique, elle se traduit très peu par des peines de prison ferme, faute d’antécédents judiciaires chez les jeunes prévenus. D’autant qu’il est toujours difficile pour la justice d’individualiser les responsabilités lors des chaos collectifs.
Comme lors des précédentes rixes parisiennes, l’addition judiciaire tranche avec le choc du son et des images des débordements sauvages qui ont eu lieu dans la nuit du 30 au 31 mai, lors de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Ce soir-là, le chaos s’imposait aux Français, avec des hordes d’individus torse nu, hurlant et maniant des mortiers, des scènes de saccage de mobilier urbain et de magasins, des flux et reflux d’individus aux comportements extrêmes, poursuivis par des forces de l’ordre elles-mêmes ciblées par les violences.
Vingt-quatre heures après les premières comparutions immédiates, l’impression générale qui se dégage au sein du premier parquet de France, à Paris, c’est que « la quasi-totalité des personnes passées en comparution immédiate sont des primodélinquants, des individus sans antécédents judiciaires, sans casier judiciaire et majoritairement insérés ». La plupart sont des millennials, des jeunes hommes nés entre 2000 et 2007.
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