Finastéride : pourquoi il vous faut désormais une attestation pour obtenir ce traitement contre la chute des cheveux

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Pour freiner l’alopécie, 30 000 hommes utilisent des médicaments par voie orale contenant du finastéride 1 mg en France. Ces médicaments sont indiqués dans le traitement des stades peu évolués de l’alopécie androgénétique pour des hommes âgés de 18 à 41 ans.

Un risque de troubles psychiatriques et sexuels

Depuis plusieurs années, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) alerte sur les dangers liés à la prise de ces médicaments.

En effet, ils exposent les hommes à des risques de troubles psychiatriques (humeur dépressive, dépression) pouvant conduire à des idées suicidaires. Ils exposent aussi les patients à des troubles de la fonction sexuelle, notamment troubles de l’érection, de l’éjaculation, diminution de la libido.

Une attestation annuelle à présenter au pharmacien

Depuis le 16 avril 2026, les règles se durcissent pour obtenir ce médicament.

En effet, pour toute initiation de traitement, la présentation d’une attestation au pharmacien est obligatoire en plus de l’ordonnance du médecin. C’est une condition indispensable pour recevoir le médicament. L’attestation remplace le précédent document d’information mis en place en 2019. 

  • L’attestation, valable un an, est à renouveler chaque année.
  • Elle doit être signée par le patient et le émdecin.
  • Ce document doit être présenté à chaque renouvellement de traitement au pharmacien.

« Les patients dont le traitement est renouvelé devront présenter cette attestation cosignée à partir du 16 juin 2026, afin qu’ils aient le temps de revoir leur médecin », complète l’Agence de Santé.

Les patients qui prennent déjà ce médicament disposent d’un délai supplémentaire : ils ont jusqu’au 16 juin 2026 pour revoir leur médecin et obtenir cette attestation leur permettant de renouveler leur traitement.

S’assurer que le patient est informé des risques

Cette attestation annuelle d’information partagée assure que le patient est informé de l’existence possible de troubles psychiatriques, de troubles de la fonction sexuelle, de la persistance possible de certains effets après l’arrêt du traitement, et de la conduite à tenir en cas de survenue de ces effets.

« Elle permet de s’assurer que le médecin et le patient ont bien évoqué ensemble les risques en lien avec le traitement et les précautions à prendre », détaille l’ANSM.

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