Ce mardi, le Tribunal arbitral du sport a confirmé deux amendes infligées par la Fifa à la fédération mexicaine, pour des chants homophobes proférés par des supporters en 2024.
Passer la publicité Passer la publicitéLe Tribunal arbitral du sport a confirmé en appel mardi deux amendes infligées par la Fifa à la fédération mexicaine de football pour des chants homophobes de ses supporters lors de matches amicaux disputés en 2024.
Le tribunal a toutefois accepté une partie des arguments de la FMF et annulé une sanction qui prévoyait la fermeture partielle de 15% des tribunes du stade pour le prochain match de niveau A de la FIFA de la sélection mexicaine. Les amendes s'élèvent à 60.000 et 80.000 francs suisses (76.310 et 101.747 dollars) et punissent le comportement des supporters mexicains lors des matches de la «Tri» contre la Bolivie, l'Uruguay et le Brésil à l'été 2024, puis contre les Etats-Unis en octobre de la même année.
La Fédération mexicaine a fait valoir qu'elle avait fourni «les plus grands efforts possibles pour éduquer, prévenir et éradiquer» le cri «eeeeeh, puto» (pédé, ndlr) -- équivalent du «ho hisse enculé» en France -- entonné par les supporters mexicains lorsque le gardien adverse effectue un dégagement. Elle a également soutenu que «les sanctions imposées par la Fifa (n'étaient) pas efficaces pour influer sur le comportement des supporters ni pour dissuader la récidive», a expliqué le TAS dans un communiqué.
Des incidents «de caractère isolé et de courte durée», selon la FMF
Selon la FMF, citée dans le communiqué, les incidents à l'origine des amendes étaient «de caractère isolé et de courte durée» mais les arbitres du TAS ont estimé que le comportement des supporters était «massivement collectif et majoritaire» et non purement conjoncturel. Le tribunal reconnaît que la FMF a consacré des ressources et des efforts significatifs pour éradiquer le comportement insultant des supporters, mais conclut que celui-ci persiste «et que les mesures préventives n'ont pas une portée juridique suffisante» pour exonérer la fédération de sa responsabilité.
Ce chant est un problème de longue date pour la Fédération mexicaine, condamnée à de nombreuses reprises au fil des années. La Fifa avait même ordonné au Mexique de disputer deux matches à huis clos lors de la campagne de qualification pour le Mondial-2022 à cause de ce refrain homophobe.
Le Mexique, co-organisateur du Mondial-2026 avec les Etats-Unis et le Canada, accueille 13 matches de la compétition qui débute le 11 juin et la FMF a lancé en mai une campagne pour combattre les insultes homophobes dans les stades du pays. Les organisateurs ont appelé à une Coupe du monde exempte d'homophobie, de racisme et d'autres atteintes aux libertés civiles.

il y a 1 day
2











English (US) ·