Grand entretien. Pour ce grand spécialiste des monarchies du Golfe, la coordination militaire inédite entre Riyad et Washington montre que l'Arabie saoudite tient à rester un pilier du dispositif sécuritaire américain.
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Publié le 30/07/2026 à 16:00

Le président Donald Trump et le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, ont tenu une réunion bilatérale dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le mardi 18 novembre 2025.
UPI/MAXPPP
Des frappes conjointes lourdes de sens. Pour la première fois, l'Arabie saoudite a coordonné, le 29 juillet, une offensive ciblée avec les forces américaines en Irak contre des milices liées à l'Iran. Cette intervention fait suite aux accusations de Riyad, qui affirme que des factions irakiennes ont mené ces derniers jours plusieurs attaques de drones contre des installations pétrolières saoudiennes. Une opération qui, selon Gregory Gause III, en dit long sur ce que Riyad attend désormais de Washington. Professeur émérite à la Bush School of Government (Texas A&M) et chercheur associé au Middle East Institute de Washington, ce fin connaisseur des monarchies du Golfe décrypte pour L'Express les logiques d'une région prise dans un engrenage militaire. Rivalité feutrée entre Mohammed ben Salmane et Mohammed ben Zayed, milices pro-iraniennes tiraillées entre autonomie et loyauté à Téhéran, un Premier ministre irakien qui doit ménager Washington et Téhéran, jusqu’au coup de pression de Trump pour pousser Riyad vers les accords d'Abraham…
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