En vingt ans, ils ont déjà fait rouler des centaines de voitures, tracteurs, bateaux, avec des huiles végétales ou alimentaires, mais ne comptent pas s’arrêter là. L’Institut français des huiles végétales pures (IFHVP), basé à Agen (Lot-et-Garonne) va relever un nouveau défi lancé par les autorités basques espagnoles et françaises : « valoriser les déchets maritimes et fluviaux et les bateaux ventouse en fin de vie » pour en faire du carburant, résume Frédéric Perrin, directeur du développement de l’IFHVP, conscient que « ce problème n’est pas que local : les déchets plastiques constituent 85 % de la pollution des océans, menacent la biodiversité et contribuent au réchauffement climatique ».
Avec son projet « Plastigarbi », L’IFHVP veut à nouveau « créer une filière courte pour valoriser des gisements locaux, pour des besoins locaux. » Il vient de remporter un appel à projet européen, d’1,5 million d’euros sur trois ans. Objectif : « valider les technologies et en tirer un carburant stable » qui pourrait être présenté à plus grande échelle, en « combinant deux procédés : le thermocraquage, sorte de cocotte-minute sans vapeur pour décomposer le plastique et en récupérer le gaz, puis un plasma froid » pour éliminer les particules, déroule l’expert qui travaille avec l’université de Pau.
Un défi suivi de près, à l’heure où les prix de l’essence explosent et que « la consommation globale de plastique d’ici à 2060 sera multipliée par 2,5 », indique L’IFHVP.












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