Inondations de 2016, dix ans après : plus de 400 zones d’expansion de crue de la Seine protégeront bientôt Paris

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« On ne peut pas empêcher les crues mais on peut en limiter les dégâts », philosophe humblement Patrick Ollier, président (LR) de la Métropole du Grand Paris (MGP) et de l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs. Les conséquences des crues majeures de 2016 et de 2018 ont accéléré les dossiers.

Depuis 2018, la MGP gère la prévention des inondations qu’elle finance en levant la taxe Gemapi, passée de 1 million d’euros en 2018 à 50 millions d’euros cette année pour protéger la population et les infrastructures du cœur de l’agglomération parisienne.

Quatre lacs réservoirs

Depuis plusieurs décennies, l’EPTB gère les quatre lacs réservoirs situés à environ 150 km en amont de Paris sur la Seine, la Marne et l’Yonne, qui peuvent retenir 830 millions de mètres cubes d’eau. À 90 km de la capitale par le fleuve, l’EPTB a construit pour 170 millions d’euros un casier test dans le secteur de la Bassée, en Seine-et-Marne.

En cas de crue classique de la Seine, sa capacité de 10 millions de mètres cubes permettra de diminuer la hauteur de l’eau jusqu’à 15 cm à Paris et en petite couronne. À terme, sept autres casiers devraient être construits dans le secteur. Mais la crue de 2016 s’est déroulée en aval de la zone d’influence des lacs et du casier.

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Alors, il a fallu imaginer des zones d’expansion de crue (ZEC) dans des secteurs agricoles sur les cours d’eau irriguant la Seine. « Il y en avait 6 en 2022, aujourd’hui, nous avons repéré plus de 410 sites qui pourront absorber 15 millions de mètres cubes d’eau pour un coût estimé à 120 millions d’euros », annonce fièrement Patrick Ollier.

1 000 euros versés aux agriculteurs pour chaque hectare inondé

Depuis la première en 2022, en Île-de-France, jusqu’aux six dernières, au Salon de l’agriculture, l’EPTB signe des conventions avec des chambres d’agriculture. « Pour chaque hectare inondé, l’agriculteur touchera 1 000 euros si c’est une prairie, voire plus selon la culture. À Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or), nous avons versé 10 millions d’euros. »

La plus grande ZEC francilienne est située à Ozouer-le-Voulgis (Seine-et-Marne), au bord de l’Yerres, avec une capacité de 750 000 mètres cubes d’eau. À terme, les 4 lacs, 8 casiers et 410 ZEC pourront stocker 925 millions de mètres cubes d’eau.

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