Fin 2025, Paprec remporté un nouvel appel d’offres pour ramasser les déchets de 300 000 habitants de l’agglomération de Rouen, aux côtés de la régie métropolitaine (14 bennes à ordures ménagères électriques) et l’entreprise Sepur (20 camions bennes et camions-grues électriques). Mais pour répondre au cahier des charges, le groupe familial, qui travaillait déjà avec la collectivité depuis 1999 a dû investir 10 millions d’euros dans son agence de Petit-Quevilly, qui emploie 120 salariés.
Notamment pour acheter 25 véhicules dits « propres », dont 90 % électriques, les autres roulant au gaz naturel liquéfié (GNL). Ce qui fait des collectes biquotidiennes de Paprec à Rouen et ses environs « un marché vitrine », parmi les plus décarbonés de France, et contribue à placer en la matière la Métropole Rouen Normandie juste derrière Barcelone à l’échelle européenne. Le nouveau marché, d’une durée de 8 ans, coûte 60 millions d’euros à la collectivité.
« Nous avons mis le cap sur un maximum de véhicules électriques, explique Pierre Allain, directeur de l’excellence des collectes d’ordures ménagères du groupe. Et pour ce faire, nous sommes partis d’une page blanche pour électrifier tout ce qui pouvait l’être. Cela donne donc une flotte plus silencieuse, avec moins d’émissions de particules, qui correspond au territoire vallonné de la Métropole Rouen Normandie, plus agréable pour les équipes, avec une conduite plus souple, moins de vibrations et une ergonomie adaptée ».
Une bonne nouvelle en pleine crise iranienne
« Enfin, ajoute le dirigeant de Paprec, cela simplifie les coûts notamment à l’heure de la crise iranienne. Une recharge permet une autonomie d’une journée de travail, soit une centaine de kilomètres pour les collectes du matin et du soir. Cela va dans le sens de l’Histoire. Nos véhicules qui ne sont pas électriques sont au GNL, car il fallait un carrossage plus compact pour passer dans les rues les plus étroites du centre-ville de Rouen. »
À noter tout de même qu’une benne à ordure électrique coûte 510 000 euros TTC contre 281 000 euros pour une carburation gazole. Mais pour Théo Pérez, vice-président de la Métropole Rouen Normandie chargé de l’énergie et des déchets, « c’est un enjeu majeur, car la collectivité s’est engagée depuis 2020 dans une stratégie de transformation profonde du territoire, notamment à travers la transition écologique et énergétique. La collecte et la gestion des déchets sont ainsi un élément majeur où il y a une ambition forte qu’on partage avec notre partenaire. »












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