Plus de 1 000 alpinistes au sommet de l'Everest, une saison record sur le toit du monde

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Un sommet noir de monde. Plus d'un millier d'alpinistes ont réussi ce printemps à gravir l'Everest, a-t-on appris mercredi 3 juin auprès des autorités népalaises, nouveau record absolu de fréquentation du plus haut sommet de la planète.

"Plu d'un milliers de grimpeurs ont atteint le sommet (8 849 m d'altitude) cette saison, le nombre précis doit encore être confirmé", a déclaré à l'AFP un responsable du département népalais du tourisme, Himal Gautam.

Selon la base de données tenue par l'alpiniste allemande Billi Biering qui fait autorité en la matière, le précédent record datait de la saison de printemps 2019 avec 877 personnes enregistrées sur le "toit du monde".

Plusieurs autres records ont déjà été battus cette année, dont celui du plus grand nombre d'ascensions en une seule journée (275, le 21 mai) et celui du nombre de permis délivrés par les autorités aux étrangers (494).

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Des alpinistes progressant en file indienne sur une pente lors de leur ascension vers le sommet de l'Everest, au Népal Des alpinistes progressant en file indienne sur une pente lors de leur ascension vers le sommet de l'Everest, au Népal. © Furte Sherpa, AFP

Sufréquentation

Le Népalais Kami Rita Sherpa, surnommé "l'homme de l'Everest", a pour sa part gravi le 24 mai le mont Everest pour la 32e fois, nouveau record de nombre d'ascensions par un seul et même individu.

L'Australien Oliver Foran, 27 ans, s'est lui distingué en atteignant le 20 mai le sommet cinquante jours après avoir quitté le niveau de la mer, dans le golfe du Bengale (précédent record de 67 jours).

Cinq grimpeurs - deux Indiens et trois Népalais - sont morts cette année sur les pentes de l'Everest. À  titre de comparaison, 18 personnes y avaient perdu la vie en 2023, la saison la plus meurtrière.

Le "toit du monde" peut être gravi soit par le versant sud situé au Népal, soit par le versant nord en Chine. Mais cette année, la Chine a fermé sa voie d'accès.

Le nombre particulièrement élevé de grimpeurs sur ses pentes a ravivé les inquiétudes concernant la surfréquentation de la montagne, en particulier dans l'étroite dernière ligne droite qui mène au sommet.

Des photos montrent régulièrement des alpinistes en train d'y patienter en file indienne, dans la redoutée "zone de la mort" au-dessus de 8 000 m d'altitude.

"La route m'a cette fois parue un peu bondée", a commenté le Népalais Kami Rita Sherpa de retour de son ascension cette année. "Le gouvernement devrait réglementer cela (...), il devrait y avoir une limite".

Les guides affirment que les progrès en matière de logistique et de technologie rendent l'ascension plus sûre.

"La principale cause des accidents demeure la météo, c'est le principal facteur de risque", a récemment déclaré un guide local, Dorchi Sherpa.

L'Everest a été gravi pour la première fois en 1953 par le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Népalais Tenzing Norgay Sherpa.

Avec AFP

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