Alors que le procès contre sept professionnels de santé accusés de négligence ayant possiblement entraîné la mort de Diego Maradona en 2020 se poursuit, un chirurgien a critiqué ses conditions d’hospitalisation à domicile.
Passer la publicité Passer la publicitéL'hospitalisation à domicile de Diego Maradona «n'aurait jamais dû se faire» dans les conditions dans lesquelles elle s'est déroulée, a témoigné mardi un chirurgien au procès de sept professionnels de santé pour potentielles négligences ayant contribué à la mort de l'astre du football argentin.
«Si tous les éléments n'étaient pas réunis dans la maison (de convalescence), l'hospitalisation n'aurait jamais dû avoir lieu», a affirmé le neurochirurgien Dr Rodolfo Benvenuti, qui avait supervisé, à la demande de l'avocat du champion du monde argentin, son opération début novembre 2020 pour un hématome à la tête.
Plusieurs conditions impératives pour une hospitalisation à domicile n’auraient pas été respectées
Le praticien a rappelé une série de conditions qu'il énuméra à l'époque sur ce que devrait comporter une hospitalisation à domicile pour la convalescence d'un patient du profil «si particulier» de Maradona, notamment lié à son passé d'addictions.
«J'ai suggéré un contrôle 24/24h des signes vitaux, de la température, de la tension, un protocole de suivi indiquant, par exemple, la quantité et fréquence des urines (...) et la présence ou non d'œdèmes». «J'ai aussi recommandé l'équipement nécessaire, par précaution face à n'importe quelle situation : lit orthopédique, défibrillateur, oxymètre. Des infirmiers présents toute la journée. Un contrôle toutes les 2 ou 3 heures», a-t-il poursuivi.
A aussi été diffusé à l'audience le message d'un superviseur infirmier - extérieur à l'équipe soignante - qui signala à l'époque l'insuffisance du dispositif autour de Maradona: «On n'est pas préparés pour une urgence. Ce n'est pas possible qu'il n'y ait pas une perfusion ou une solution intraveineuse disponible».
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés à San Isidro depuis la mi-avril, pour «homicide avec dol éventuel», c'est-à-dire négligences commises en sachant qu'elles peuvent entraîner la mort, suite au décès, après plusieurs heures d’agonie, de Diego Maradona d’un œdème pulmonaire, survenu le 25 novembre 2020. Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison.

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