Un classement d’espions, vraiment ? En vue de raconter le renseignement en Europe sous un œil inédit, une petite équipe à L’Express s’est mis en tête, vers le début du printemps, de proposer une hiérarchie des agences spécialisées. Un palmarès comme celui des meilleurs lycées ou des pires hôpitaux ? Pas vraiment. A la différence des établissements scolaires ou des bons vins, l’espionnage est une matière secrète. Il n’y aura jamais de Coupe du monde des sabotages de gazoducs, aucun concours des meilleures taupes au Kremlin sous Poutine. Dans cette guerre de l’ombre, les exploits doivent rester invisibles. On aurait pu en conclure qu’il serait vain, voire grotesque, de classer les agents secrets. Nous avons pensé le contraire : voilà exactement pourquoi ce classement, réalisé par soixante professionnels du renseignement, issus de vingt-cinq pays, est important.

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