Roland-Garros : Diane Parry va-t-elle marcher dans les pas de Loïs Boisson, demi-finaliste en 2025 ?

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Diane Parry, Loïs Boisson même combat ?

Diane Parry, Loïs Boisson même combat ? Stephanie Lecocq / REUTERS

LA QUESTION DU JOUR - Dernière représentante française en lice, Parry devra assumer un statut délicat pour espérer faire vibrer le public de la Porte d’Auteuil. Un défi loin d’être anodin, malgré un tableau « jouable».

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NON -  En écartant la tête de série n°6 Amanda Anisimova au 3e tour, la Niçoise a brisé un plafond de verre. À 23 ans, elle accède pour la première fois de sa carrière à la deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem, après cinq tentatives infructueuses. Opposée en 8es de finale à la qualifiée polonaise Maja Chwalinska, elle tient là une belle opportunité de poursuivre l’aventure et de faire vibrer le public français. Jusqu’à rêver d’une épopée à la Loïs Boisson, demi-finaliste surprise de l’édition 2025 ? «On se dit que c’est possible. Et on a envie d’être capable de faire la même chose», a confié la Française.

Une chose est sûre : Parry vaut mieux que son classement actuel (92e mondiale). Née à Nice mais formée à Boulogne-Billancourt, en voisine, Parry a également la bonne habitude de briller sur les courts de la Porte d’Auteuil, où elle signe ses plus belles victoires. Quatre ans après avoir fait tomber au premier tour la tenante du titre Barbora Krejcikova (alors numéro 2 monfiale), la locale a su renverser Anisimova au terme d’un combat intense. Certes, l’Américaine, double finaliste en Grand Chelem, n’évoluait pas à son meilleur niveau, elle qui revient d’une blessure au poignet l’ayant privée de toute la saison européenne sur terre battue. En manque de repères, elle apparaissait prenable sur une surface qui reste le terrain de prédilection de la joueuse au revers à une main.

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Désormais libérée de ses pépins physiques, la Française entraînée par Thomas Hogstedt et Julie Coin a néanmoins eu le mérite d’aller chercher cette victoire en dominant ses émotions, un aspect qui lui a souvent fait défaut dans les moments clés lors de ses troisièmes tours précédents en Majeurs. Changement de dimension désormais : d’outsider, Parry endosse le costume de favorite face à Chwalinska. Un rôle bien différent de celui qu’occupait Boisson l’an dernier, toujours dans la peau de l’invitée surprise.

Lundi, la Française n’aura pas le luxe de passer à côté de cette occasion en or. Reste à savoir, comment réagiront les bras et les jambes sur le court Philippe-Chatrier... La tâche s’annonce d’autant plus piégeuse que Chwalinska, elle aussi sortie de l’ombre (comme Boisson la saison dernière), respire la grande forme. La gauchère polonaise, qui ne compte pourtant qu’une seule apparition sur le circuit principal cette saison (un quart de finale à Cluj-Napoca), a réalisé un parcours remarquable en éliminant successivement Zheng Qinwen (ancienne n°4 mondiale), Elise Mertens (sa première victoire sur une top 50) puis Maria Sakkari, demi-finaliste à Roland-Garros, au troisième tour.

Et si Parry parvient à tenir son rang, le tableau ne s’éclaircira pas pour autant : un quart de finale face à Anastasia Potapova ou Anna Kalinskaya se profile. Deux adversaires solides face auxquelles la Française présente des bilans équilibrés (1-1 contre Potapova, 0-1 contre Kalinskaya). La route reste longue et semée d’embûches. À Diane Parry d’être vraiment magique.

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