Roland-Garros : «Je suis tombée dans un trou noir mental», assume Aryna Sabalenka après son élimination surprise

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Renversée par la Russe Diana Shnaider ce mercredi en quart de finale, la numéro un mondiale, qui visait un premier titre à Paris, espère oublier rapidement sa désillusion.

Un gros coup de massue. En quête de son premier titre à Roland-Garros, Aryna Sabalenka s’est effondrée ce mercredi en quart de finale face à la Russe Diana Shnaider (6-3, 5-7, 0-6). «Pas de pensées, pas d’émotions. Je ne veux plus jouer au tennis tout de suite mais on verra dans quelques jours. J’espère réussir à me remettre sur les rails mentalement», a réagi la numéro un mondiale avant de répondre aux questions des journalistes. La tête haute mais le moral dans les chaussettes.

Son analyse du match 
«J’ai eu de très bonnes occasions dans le deuxième set mais je ne les ai pas saisies. Mon adversaire a alors élevé son niveau de jeu. Après avoir laissé filer ce set, je n’ai pas réussi à me remettre dedans mentalement. C’est probablement ma plus grande erreur aujourd’hui.»

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Son effondrement dans le troisième set 
«Cela faisait longtemps que je n’avais pas perdu dix jeux de suite. À ce moment-là, je suis tombée dans un trou noir mental et je n’ai pas réussi à en sortir. Je n’ai jamais retrouvé le contrôle de mes émotions ni du match.»

L’impact du vent sur le jeu 
«Les conditions étaient très difficiles. J’ai été surprise que le toit soit resté ouvert alors qu’il y avait énormément de vent. Pendant une grande partie du match, j’ai réussi à gérer la situation, mais ensuite tout s’est dégradé. Peut-être que le vent me paraissait encore plus fort parce que mentalement je n’étais plus dans un bon état. Je me souviens que l’an dernier, dans des conditions similaires, le toit était resté ouvert pour notre match, alors qu’il avait été fermé le lendemain pour améliorer les conditions de jeu chez les hommes. Même lorsque je menais, le niveau de tennis n’était pas très propre à cause du vent. Puis mon adversaire s’est parfaitement adaptée et a joué un tennis exceptionnel dans ces conditions.»

Si elle a demandé à fermer le toit 
«Non. Je n’ai pas estimé que c’était nécessaire.»

Ses sensations sur terre battue et sur gazon 
«Je me sens pourtant très bien sur terre battue et sur gazon. Peut-être que le fait de ne jamais avoir remporté un Grand Chelem sur ces surfaces me pousse à trop y penser. Cela me fait parfois suranalyser les situations et devenir trop émotive à certains moments. C’est quelque chose que je dois comprendre, car je suis fatiguée de perdre certains matchs de cette manière.»

Sa lutte contre elle-même 
«Oui, c’est souvent une accumulation de choses. On réfléchit trop, on commet des fautes simples, on laisse passer des occasions. En face, l’adversaire prend confiance, joue plus librement, plus agressivement et sans peur. À partir de là, il devient très difficile de gérer la pression et de reprendre l’ascendant.»

Vous savez, ces endroits où l’on entre pour tout casser. Je vais probablement y passer toute la journée de demain à détruire des choses.

Aryna Sabalenka

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Le parallèle avec sa défaite l’an dernier en finale contre Coco Gauff (7-6, 2-6, 4-6) 
«Oui, il y a probablement des similitudes. Je dois prendre du recul et analyser honnêtement ce qui se passe dans ma tête lors de ces moments compliqués. J’ai beaucoup d’expérience, j’ai déjà surmonté de nombreux obstacles dans ma carrière. Il me manque simplement une pièce du puzzle pour comprendre pourquoi cela m’arrive encore parfois.»

Son état d’esprit ce matin 
«Je me sentais très bien. J’étais prête à me battre, très motivée comme toujours. Je n’ai rien fait de différent avant le match. Le problème apparaît à certains moments précis pendant la rencontre, lorsque je perds soudainement le contrôle.»

Son occasion manquée avec un tableau dégagé 
«Je n’aime pas les victoires faciles. Pour moi, il faut souffrir, surmonter les obstacles et progresser à travers les difficultés. Et puis, ce n’est pas comme si le tableau était facile. Mirra (Andreeva) joue un excellent tennis. Marta (Kostyuk) est en grande forme. Et je vais sûrement mal prononcer le nom de la joueuse polonaise, je suis désolée... Maja (Chwalinska) merci. Elle joue, elle aussi, un très bon tennis. Donc non, je ne pense pas qu’il y avait un chemin facile. Au contraire, parmi les joueuses encore en lice, j’avais peut-être même le moins de chances, si l’on peut dire (rires).»

Comment rebondir mentalement 
«Je ne sais pas honnêtement… Je ne sais pas... Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. À un moment ou à un autre, je finirai par comprendre ce petit blocage et je reviendrai encore plus forte. D’ailleurs, je crois que je viens de trouver comment le surmonter. Vous savez, ces endroits où l’on entre pour tout casser. Je vais probablement y passer toute la journée de demain à détruire des choses. Peut-être que ça m’aidera. Peut-être pas (rires).»

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