Roland-Garros : le revenant Matteo Berrettini ira-t-il jusqu’en finale ?

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Matteo Berrettini.

Matteo Berrettini. Benoit Tessier / REUTERS

LA QUESTION DU JOUR - En pleine confiance et qualifié en quarts de finale, l’Italien a un bon coup à jouer dans une partie de tableau orpheline de Jannik Sinner.

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OUI. Imaginer Matteo Berrettini en finale de Roland-Garros 2026 : au début de tournoi, cette hypothèse semblait impossible, au point de ne même pas être évoquée. Aujourd’hui, on aurait tort de ne pas y croire. Dans une partie de tableau désertée dès le deuxième tour par l’immense favori Jannik Sinner, son compatriote avance doucement mais sûrement. Lundi, l’Italien de 30 ans a dominé en trois manches le bourreau du numéro un mondial, l’Argentin Juan Manuel Cerúndolo (6-3, 7-6, 7-6), pour rejoindre les quarts de finale. Et c’est déjà une réussite d’en arriver là pour celui qui ne s’était plus hissé à ce stade de la compétition en Grand Chelem depuis… l’US Open 2022 (battu à l’époque par Casper Ruud). Quatre ans de disette, cinq à Roland-Garros depuis sa défaite en 2021 face à Novak Djokovic, en quart.

Ancien 6e joueur mondial, redescendu à la 105e place, Berrettini est un revenant qui a laissé derrière lui de nombreux pépins physiques (main, abdominaux, cheville…). Il a débarqué à Paris sans certitudes (premier tour à Madrid et Rome, troisième tour à Monte-Carlo) mais il monte incontestablement en puissance. Márton Fucsovics, Arthur Rinderknech et Francisco Comesana - au terme d’un marathon de 5h16 - ont, avant Cerúndolo, rendu les armes devant le colosse de Rome (1,96 m), qui ne peut plus se cacher.

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Tous les voyants sont au vert

Qu’importe, le finaliste de Wimbledon 2021 connaît le chemin pour aller loin. Pas question, donc, de baisser les yeux mercredi face à un autre Italien, Matteo Arnaldi (10h24 de jeu sur les deux derniers matchs !), puis éventuellement face à Félix Auger-Aliassime ou Flavio Cobolli, vendredi, en demi-finale. Alors, évidemment, la route vers la finale du 7 juin reste longue. Et Berrettini, qui a eu le mérite de préserver son physique en huitième de finale (2h29 de jeu), ne possède aucune marge sur la concurrence. Mais les cartes «expérience» et «gestion des grands événements» se situent dans sa manche. C’est déjà ça. Tous les voyants sont au vert.

«Je me souviens combien j’étais triste. Mais je ne suis pas surpris, j’ai réussi à me prouver à nouveau que je pouvais, même dans les moments les plus difficiles, trouver l’énergie qu’il fallait, a confié lundi le Romain sur ses galères et son retour au premier plan. J’ai eu aussi la chance d’avoir autour de moi des gens qui m’ont aidé à trouver cette énergie, ces vibrations positives, cette pensée positive qui n’est pas toujours facile à trouver quand vous êtes dans la période sombre, où vous vous battez pour arriver à frapper quelques balles, ou vous êtes compétitif. Or là, du premier point au dernier point, j’étais là, j’ai profité, je me parlais à moi-même. Et c’est cela, le tennis pour moi ! Être heureux et prêt à se battre.» Le reste du plateau est prévenu, le gladiateur a les dents qui rayent le parquet...

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