Le Tchèque qui a mis un terme à l’aventure du flamboyant Brésilien vivra une première demi-finale en Grand Chelem. Face à lui se dressera Alexander Zverev.
Passer la publicité Passer la publicitéEn fauteuil roulant à la fin du 2e tour remporté perclus de crampes contre l’Argentin Mariano Navone au bout d’un palpitant ‘’super tie-break’’ (13/11), Jakub Mensik était debout, le buste gonflé de la fierté d’une première qualification en Grand Chelem après avoir ligoté le Brésilien Joao Fonseca 6-4, 6-3, 7-6 (7/3). En conférence de presse, le Tchèque (20 ans, tête de série n°26) avait encore dans les yeux, l’éclat d’une folle soirée ponctuée sur sa 7e balle de match. Après un match immense (11 aces, 83% de points inscrits sur son 1er service, 49 coups gagnants, 4 amorties, 38 points sur 51 inscrits au filet). À l’arrivée, la fatigue n’était pas loin, avec une petite crampe. Déjà, Mensik avait hâte de pousser la porte pour vivre la suite de l’aventure. Prochaine étape, le défi proposé par Alexander Zverev qui porte le costume de favori du tournoi.
Les 7 balles de match
« Je suis super heureux de ma performance dans son ensemble. Les 20, 30 dernières minutes du match, c’était fort, notre niveau à tous les deux dans les moments clés. Même après ces balles de match à 6-5, je suis heureux d’avoir pu rester engagé sur le plan mental. Je suis resté calme et j’ai réussi à rehausser mon jeu lors du tie-break. Et j’ai réussi à remporter le match. »
La terne saison sur terre battue (3 victoires-3 défaites) avant Roland-Garros
« Avant le tournoi, je disais, dans les interviews que la saison sur terre battue ne s’est pas passée comme je l’aurais voulu, pas au niveau des résultats, mais je n’étais pas chanceux. J’étais préparé pour Monte-Carlo malheureusement j’ai eu une infection à un orteil. Ensuite, j’ai attrapé un virus, qui a fait que j’ai dû m’arrêter pendant 15 jours. À Madrid, je me suis entraîné seulement pendant deux ou trois jours avant, je suis arrivé sans avoir joué de match. Et je suis arrivé au troisième tour, mais je ne me sentais pas bien. Du fait de mon orteil et du virus, je focalisais davantage sur des choses qui étaient à l’extérieur du court. Quand on se focalise là-dessus, il y a beaucoup de hauts et de bas. Avant Roland-Garros, enfin j’ai retrouvé la santé. J’ai réussi à faire tout ce que je devais faire et j’étais super heureux de venir à Roland-Garros en étant bien préparé, sans être blessé. Je jouais sans douleur. Au fur et à mesure du tournoi je joue de mieux en mieux.»
Le point physique
« Les deux premiers sets, je maîtrisais le match. Je maîtrisais au niveau du service, le retour. J’étais très calme et très focalisé. Tout allait dans mon sens. Malheureusement, à la fin du deuxième set, j’ai commencé à sentir un peu de gêne dans ma jambe gauche, qui m’embêtait pendant le service. J’avais peur, je me demandais ce que c’était. Heureusement, c’était juste une fatigue musculaire. De ce fait, j’ai baissé un peu ma concentration. C’est pour ça que le début du troisième set ne s’est pas déroulé comme j’aurais voulu. Au fur et à mesure que le troisième set avançait, cela devenait de plus en plus intense, et la douleur a commencé à diminuer, je ne ressentais plus la douleur. Je suis très heureux qu’il n’y ait rien de sérieux. Après et pendant le troisième set, encore une fois, j’ai pu vraiment retrouver mon jeu. »
Et maintenant, Zverev
« À Madrid, c’était un match très serré (perdu 6-4, 6-7, 6-3 en 8es de finale). La situation est différente, un match plus grand en cinq sets. Donc j’attends avec impatience ce défi. »
Propos recueillis en conférence de presse

il y a 1 day
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