Le début des quarts de finale, ce mardi à Roland-Garros, promet une longue journée de réjouissances.
Andreeva-Cirstea, un choc de générations
Il y a un an, la Russe Mirra Andreeva avait vécu un cauchemar en demi-finales à Roland-Garros, emportée par une tornade nommée Loïs Boisson. Forte de cette douloureuse expérience, elle retrouve ce stade de la compétition contre la Roumaine Sorana Cirstea. Andreeva avait 2 ans lorsque Cirstea a atteint pour la première et la dernière fois les quarts de finale à Paris, en 2009. La Roumaine qui a annoncé vivre sa dernière saison traverse une période faste, avec notamment une victoire contre Aryna Sabalenka à Rome. En avril, Andreeva a remporté (sur terre battue) le seul match les ayant opposées, et assure : «Je pense que je suis un peu mieux préparée pour certaines situations qui ne vont pas dans le sens des plans prévus. Si mon jeu ne va pas ou si mon adversaire commence à mieux jouer, ou si le public pose problème, je sais maintenant que faire dans ces moments-là.»
Svitolina-Kostyuk, un duel 100% ukrainien
Un choc entre deux joueuses en forme. Elina Svitolina porte la confiance du titre remporté à Rome, Marta Kostyuk s’appuie, elle, sur une série de 16 victoires consécutives sur terre battue. Invaincue sur la surface cette année, elle vient d’éliminer Iga Swiatek, quadruple lauréate à Paris, et s’avance sans peur (elle qui n’avait pas particulièrement de référence sur la surface avec notamment 4 éliminations au 1er tour en 6 participations à Roland-Garros). Svitolina (31 ans, tête de série n°7)-Kostyuk (23 ans, tête de série n°15), sont dos à dos dans leur face-à-face sur le circuit : 1 victoire chacune (aucun match sur terre battue). «Elina est une légende du tennis en Ukraine. C’est un honneur de partager le court et de l’affronter. C’est elle qui a ouvert la voie à de nombreuses joueuses ukrainiennes et joueurs ukrainiens aussi. En plus, elle est sur une bonne lancée, elle joue incroyablement bien en ce moment», présente Kostyuk.
Jodar à l’assaut d’un favori nommé Zverev
Dans un tableau déplumé, Alexander Zverev est le joueur le mieux classé, le plus expérimenté. Tête de série n°2, l’Allemand qui court toujours après un premier titre en Grand Chelem (finaliste de l’Open d’Australie 2020, de Roland-Garros 2024 et de l’Open d’Australie 2025) ne veut pas se précipiter. Sur sa route, l’un des joueurs les plus talentueux de la nouvelle génération : Rafael Jodar (19 ans ; 27e mondial), un joueur contre lequel il n’a encore jamais joué. Zverev (1,98 m)-Jodar (1,91 m), un duel haut perché. «C’est un joueur formidable, c’est l’un des meilleurs joueurs à l’heure actuelle sur le circuit. Donc, je vais faire le maximum, en essayant de bien récupérer, parce que j’ai déjà joué beaucoup de matchs (4, dont 2 en 5 sets)», résume l’Espagnol.
Mensik-Fonseca, la guerre des (nouvelles) étoiles
Le Tchèque (20 ans, tête de série n°26) et le Brésilien (19 ans, tête de série n)28) font, avec l’Espagnol Jodar, partie d’une génération qui avance vite, voit grand. Trois joueurs de moins de 21 ans présents en quarts de finale, Roland-Garros n’avait pas vu cela depuis 1994. Fonseca, après avoir éliminé Novak Djokovic a réussi à enchaîner, sous les yeux de Gustavo Kuerten en écartant Casper Ruud. Mensik vivra, comme le Brésilien, son premier quart de finale en Grand Chelem, au cœur d’un tournoi semé d’embûches. Il a fini son 2e tour épuisé (13/11 au super tie-break contre l’Argentin Mariano Navone), avant un nouveau match à rallonge contre Andrey Rublev. «C’est excellent d’avoir de nouvelles générations. La nouvelle génération s’en sort très bien. Non seulement Jodar, Mensik et moi-même, mais également Learner (Tien) et Michelsen. On a donc une nouvelle génération qui joue du très bon tennis. C’est très bien de les avoir là, ils m’encouragent, et on a de jolis combats», observe Fonseca, avant un match qui promet.

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