Après l’épopée Lois Boisson la saison dernière, pas d’épopée Diane Parry. La dernière représentante du clan français a été surclassée en 8e de finale (6-3, 6-2) en 1h33 par Maja Chwalinska, une joueuse issue des qualifications.
Passer la publicité Passer la publicitéQuelques « Parry est magique » sont descendus des tribunes en début de match, mais le Central n’a jamais pu vraiment s’enflammer pour la dernière représentante du clan tricolore. Face à la petite Polonaise (1,65 m) au jeu pour le moins atypique, variant beaucoup et usant de slices et d’amorties diaboliques, la Niçoise, au jeu plus offensif, a fait les points et surtout les fautes (17 rien qu’en coup droit dans le premier set !) avec ses coups croisés puissants. En difficulté également au service (seulement 57% de points gagnés au service dans le premier acte), elle a su effacer une balle de break dans le sixième jeu, puis une autre dans le huitième, avant de craquer sur un coup droit trop long.
La métronome polonaise n’a pas eu à forcer son talent pour conclure le premier acte 6-3 en 48 minutes. Agacée de ne pas trouver de solutions face à la rusée Polonaise, aux frappes bombées et aux amorties redoutables, Parry s’est arrachée pour effacer une nouvelle balle de break dans le 3e jeu du deuxième set. Et après 1 heure 12, la Boulonnaise, qui a (enfin) ajusté la mire en coup droit, s’est offert sa première opportunité de s’emparer du service adverse lors du quatrième jeu du deuxième acte. Unique tentative avortée après un retour trop long de revers... Et dans son jeu suivant de service très mal négocié, elle se faisait piéger par la Polonaise, beaucoup plus solide. Cette dernière enfonçait le clou, arrachant un deuxième break et quatre jeux consécutifs.
La Polonaise de 24 ans issue des qualifications avait fait tomber l’ancienne numéro 4 mondiale Qinwen Zheng au 1er tour, puis la tête de série 23 Elise Mertens au 2e, et Maria Sakkari au 3e tour. Elle affrontera en quart de finale la Russe Anna Kalinskaya, 24e joueuse mondiale, tombeuse en 2h49 de l’Autrichienne d’origine russe Anastasia Potapova (28e), 6-4, 2-6, 7-6 (10/7). De son côté, la 92e mondiale, qui avait successivement fait tomber la tête de série 30 Ann Li au deuxième tour, puis la 6e mondiale Amanda Anisimova au troisième, se présentait en favorite face à une joueuse sortie des qualifs. Elle n’a pas su assumer son statut sur un court Philippe Chatrier où elle n’enchaînera pas une quatrième victoire consécutive. Parry perdu. Rideau sur le tennis français pour cette édition 2026.

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