Roland-Garros : quand les grands chefs s’invitent au cœur du Grand Chelem parisien

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Durant la quinzaine, douze chefs proposent des plats signatures salés ou sucrés. Certaines recettes ont été adaptées ou revisitées, quand d’autres ont été créées pour l’occasion.

Durant la quinzaine, douze chefs proposent des plats signatures salés ou sucrés. Certaines recettes ont été adaptées ou revisitées, quand d’autres ont été créées pour l’occasion. Amelie Laurin / FFT

Au cœur du Jardin des Serres d’Auteuil, des chefs cuisiniers et pâtissiers – dont certains étoilés – se succèdent depuis le début de la quinzaine pour proposer au public leurs plats signatures, mais aussi des recettes créées pour l’occasion.

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Il n’y a pas que le tennis dans la vie… Services gagnants pour les amateurs de gastronomie avec le « Jardin des Chefs », qui s’offre une première à Roland-Garros. Durant la quinzaine, douze chefs proposent des plats signatures salés ou sucrés. Certaines recettes ont été adaptées ou revisitées, quand d’autres ont été créées pour l’occasion. « L’idée était d’offrir un accès à de la gastronomie premium à Roland-Garros à des personnes qui ne vont pas forcément dans ce genre de restaurant. La sélection s’est faite sur la base du volontariat, à la fois sur leur notoriété, sur les plats qu’ils proposaient et la qualité de leurs restaurants », explique-t-on du côté de l’organisation. Le « Jardin des Chefs » est niché pour sa première derrière le court Simonne-Mathieu, sur une terrasse de plus de 1 200 m² où sont installés deux écrans géants, histoire de ne pas oublier… la petite balle jaune.

Du dimanche 24 mai au vendredi 5 juin, chaque jour au déjeuner (de 11h30 à 15h30), trois chefs – deux pour le salé, un pour le sucré – se succèdent tous les trois jours et concoctent des plats à 17 euros pour une assiette salée et 11 euros pour le sucré. Les gourmands, jamais rassasiés, peuvent également se régaler avec la « balle de break », une pâtisserie fourrée au chocolat en forme de balle de tennis. De 18h à 22, le célèbre chef Yves Camdeborde propose des tapas dans une ambiance bodega. À Roland-Garros, où les prix sont souvent salés, le rapport qualité-prix apparaît ici particulièrement attractif.

Le chef Pascal Barbot, installé sur un stand voisin, est un habitué des grandes manifestations sportives. Amelie Laurin / FFT

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Les chefs Pierre Chomet, Claire Heitzler et Pascal Barbot étaient aux fourneaux la semaine dernière. Le Breton Pierre Chomet nous a fait découvrir le plat signature de son restaurant Ambos, situé dans le 6e arrondissement de Paris : une galette-saucisse citronnée revisitée aux accents asiatiques. Il faut dire que son créateur a vécu six ans à Bangkok, en Thaïlande. « Je n’aurais jamais pensé présenter une galette-saucisse à Roland-Garros », s’amuse-t-il. En entrée, il avait également préparé un délicieux ajo blanco, accompagné de haricots verts et de ventrèche de thon. Nos papilles sont conquises. Le Breton d’adoption Arthur Rinderknech, passé sur place en début de tournoi, a sans doute apprécié lui aussi.

La cheffe Claire Heitzler, propose une charlotte framboise-verveine. Amelie Laurin / FFT

Le chef Pascal Barbot, installé sur un stand voisin, est un habitué des grandes manifestations sportives. Grand amateur de sport, il avait déjà cuisiné pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Après une fondante brochette de poitrine de cochon confite – un plat proposé dans son restaurant étoilé –, place à des gnocchis servis dans un bouillon, accompagnés de légumes croquants, d’un sabayon au romarin, d’huile pimentée et de cacahuètes. Une création imaginée pour le tournoi, avec 600 à 700 portions prévues chaque jour : « J’ai beaucoup écouté les jeunes. Ils ont préconisé de la “comfort food”, un plat qui fait du bien, réconfortant. » « Une explosion en bouche », glisse un confrère. Moins sophistiqué, on parlera simplement de « tuerie ». Côté desserts, la cheffe Claire Heitzler, dont la boutique est située à Levallois-Perret, propose une charlotte framboise-verveine ainsi qu’une création à base de griotte et de pistache. On valide également sans hésiter.

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