DÉCRYPTAGE – Tout ce qu’il faut savoir avant le début des Finales NBA qui vont opposer San Antonio à New York.
Quel programme et quel diffuseur ?
Avec 62 victoires en saison régulière, contre 53, San Antonio a l’avantage du terrain. Les Spurs recevront donc lors des deux premiers matchs, puis lors d’un potentiel match 5 et 7. Coup d’envoi de tous les matchs à 2h30 du matin en France, à commencer par le Game 1, dans la nuit de mercredi à jeudi, au Frost Bank Center. À noter que les Finales NBA 2026 seront diffusées en direct sur Prime Video et en différé, le lendemain matin, sur beIN SPORTS, qui décryptera toutes les rencontres dans son émission NBA Extra.
Le calendrier complet des Finales NBA (tous les matchs à 2h30 du matin)
Game 1, San Antonio-New York : dans la nuit du 3 au 4 juin
Game 2, San Antonio-New York : dans la nuit du 5 au 6 juin
Game 3, New York-San Antonio : dans la nuit du 8 au 9 juin
Game 4, New York-San Antonio : dans la nuit du 10 au 11 juin
Si nécessaire
Game 5, San Antonio-New York : dans la nuit du 13 au 14 juin
Game 6, New York-San Antonio : dans la nuit du 16 au 17 juin
Game 7, San Antonio-New York : dans la nuit du 19 au 20 juin
Quel parcours pour se hisser en finale ?
On s’attendait à une forte progression des Spurs, mais pas à ce point. Beaucoup d’observateurs les voyaient terminer dans le top 6 à l’Ouest, avec une sortie de piste honorable au premier ou au deuxième tour. Raté. Après une finale de NBA Cup (perdue contre New York) un mois de février parfait, les joueurs de Mitch Johnson ont nettement haussé le ton. Au point de finir deuxièmes au classement de l’Ouest (62-20), juste derrière OKC. Ils ont écarté Portland (4-1), Minnesota (4-2) et le Thunder (4-3) en play-offs. «Je n’avais jamais ressenti de telles émotions depuis très longtemps… Digérer cela, c’est un challenge, et ce n’est pas encore terminé. On doit encore revenir sur terre et réaliser qu’on n’a pas encore fait le plus dur. Le travail n’est pas fait du tout», soufflait «Wemby» à la veille du Game 1 des Finales NBA. Et d’ajouter : «C’est aussi un vrai challenge de gérer ces émotions, c’est énorme.»
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Scénario inverse pour les Knicks, qui ont déçu en saison régulière (3es à l’Est, 53-29) avant de monter en puissance lors des play-offs, notamment sur le plan défensif. Si bien que Jalen Brunson et compagnie ont aligné 11 victoires de suite pour se hisser en finale, écartant Atlanta (4-2), Philadelphie (4-0) et Cleveland (4-0). Soulignons que les 76ers et les Cavs sortaient d’une série en sept manches avant de se frotter à New York, comme les Spurs.
Qu’ont donné les confrontations en saison régulière ?
Les deux équipes ont croisé le fer à trois reprises depuis le début de la saison, à commencer par la finale de la NBA Cup, mi-décembre, à Las Vegas. Tombeurs d’Oklahoma City en demies, les Spurs ont longtemps fait la course en tête. Sauf qu’OG Anunoby (28 points, 5/10 à 3 pts), le MVP Jalen Brunson (25 pts) et les Knicks ont pris feu dans le dernier quart-temps, remporté 35-19, pour inverser la tendance (124-113). Pas de premier titre en NBA pour «Wemby» (18 pts) pour ce qui était son deuxième match après son retour de blessure. Guerschon Yabusele était encore à New York à ce moment. Il n’avait toutefois pas plus joué que Pacôme Dadiet et Mohamed Diawara.
Regarder la vidéo Les Knicks remportent la NBA Cup face aux Spurs de Victor Wembanyama
La revanche deux semaines plus tard pour le club texan, en saison régulière cette fois, avec une victoire 134-132 au Frost Bank Center avec 36 points de Julian Champagnie, qui a rentré 11 de ses 17 tirs primés. Petite frayeur pour Wembanyama, qui a inscrit 31 points et capté 13 rebonds en 24 minutes avant de sortir pour cause de blessure au genou. Le Français a finalement pu terminer la partie. Enfin, Mikal Bridges (25 pts), Jalen Brunson (24) et les Knicks ont mis fin à la série de 11 victoires consécutives des Spurs (114-89) le 1er mars, au Madison Square Garden. 25 points et 13 rebonds pour «Wemby», tandis que Mohamed Diawara s’était fendu de 14 points pour le club de New York, qui a compté jusqu’à 26 points d’avance dans cette partie.
Depuis quand les deux clubs n’ont-ils plus été champions ?
Après 1999, 2003, 2005 et 2007, San Antonio a décroché son cinquième et dernier titre en 2014, contre le Miami de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh. À l’époque, les stars de la franchise texane s’appelaient Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili, avec un petit jeune qui montait et avait été désigné MVP des Finales, Kawhi Leonard. Pour le dernier titre des Knicks, Victor Wembanyama n’était pas encore né. En fait, il n’était même pas encore de ce monde lors de la dernière finale du club de New York, en 1999, perdue contre… les Spurs. La franchise de «Big Apple» a remporté ses deux seuls titres en 1970 et 1973, avec Willis Reed dans les deux séries.
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Victor Wembanyama ou Jalen Brunson, qui fera la loi ?
C’est probablement cela qui déterminera l’issue de la finale. MVP de la finale de l’Ouest, Victor Wembanyama, 22 ans, fait partie des meilleurs joueurs du monde, si ce n’est déjà le meilleur. L’Alien des Spurs était promis à un brillant avenir depuis le départ, pas de surprise. Simplement, il est en avance. Et les Spurs avec lui. Comme on l’a si bien vu OKC, quand «Wemby» va, tout va. Reste à savoir comment les Knicks tenteront de le contrecarrer. «Ça va tourner, mais OG Anunoby est celui qui peut défendre le mieux son Victor, parce qu’il a la taille, le physique et c’est vraiment un très bon défenseur. Après, ils vont essayer Mikal Bridges et d’autres, mais sans doute pas Karl-Anthony Towns», devine Chris Singleton, consultant beIN SPORTS.
MVP de la finale de l’Est, Jalen Brunson marche sur l’eau. «Oui, mais les Spurs n’ont pas un défenseur comme James Harden», s’amuse Chris Singleton, ironisant ici sur les «qualités» dudit James Harden sur le plan défensif. En effet, l’intéressé devra notamment se coltiner Stephon Castle. En fait, les Spurs appliqueront sans doute la même recette que face à Shai Gilgeous-Alexander en finale de l’Ouest. «Ce sera beaucoup plus dur pour lui de faire ce qu’il fait depuis le début des play-offs», résume Chris Singleton, estimant que «les Spurs ont le vent dans le dos. Je dirais 4-2 pour San Antonio».

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