ENTRETIEN - Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, le long métrage coproduit par Stéphane Simon connaît un succès populaire, dépassant les 400 000 entrées. Le producteur revient sur les polémiques du film et la tragédie française la plus marquante de notre époque.
Stéphane Simon est l’un des hommes par qui L’Abandon est arrivé au cinéma. Journaliste et producteur, il s’est plongé dans l’affaire Samuel Paty avec une enquête publiée en 2023 chez Plon, Les Derniers Jours de Samuel Paty. C’est de ce livre que Vincent Garenq s’est librement inspiré pour raconter, à l’écran, l’engrenage des onze derniers jours ayant conduit à l’assassinat du professeur de Conflans-Sainte-Honorine. Coproducteur du film, Stéphane Simon se retrouve aujourd’hui au centre des débats suscités par sa sortie : débats sur la fidélité aux faits, sur la représentation de l’islamisme, sur le rôle de l’institution scolaire et sur la manière de porter au cinéma une tragédie encore brûlante.
LE FIGARO. - Vous avez écrit un livre sur les derniers jours de Samuel Paty, puis coproduit le film qui en est tiré. Le film vient de dépasser 400 000 entrées et, en dépit de ce très gros succès, certains ont tiré à boulets rouges sur le film…
STÉPHANE SIMON. - Si l’on est honnête, il faut reconnaître…

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