Top 14 : «Ça nous a fait sourire et ça ne nous empêche pas de dormir», Collazo balaie la polémique sur les Jiff au Racing 92

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Patrice Collazo lors de la victoire du Racing 92 sur la pelouse de l’ASM Clermont Auvergne.

Patrice Collazo lors de la victoire du Racing 92 sur la pelouse de l’ASM Clermont Auvergne. Daniel Derajinski / Icon Sport

Avant le choc décisif de samedi face à Toulouse, le manager francilien est revenu sur la question des 18 Jiff que son club devrait aligner pour ne pas écoper d’une pénalité la saison prochaine.

Le réveil du Racing 92. Après sa victoire retentissant sur la pelouse de Clermont, le club francilien - désormais 5e au classement - s’est totalement relancé dans la course aux phases finales, avant de recevoir samedi (21h) le Stade Toulousain, à Paris La Défense Arena, à l’occasion de la 26e et dernière journée de la saison régulière. Problème soulevé par nos confrères de L’Équipe  : les Ciel et Blanc ont actuellement en retard sur les quotas de Jiff (joueurs issus des filières de formation) à respecter selon le règlement de la LNR et devraient être obligés d’aligner 18 joueurs Jiff (sur 23 joueurs de la feuille de match) pour rentrer dans les clous et ne pas écoper d’un retrait de six points pour démarrer la saison prochaine. Le Racing 92 n’a pour l’instant qu’une moyenne de 15,92 Jiff par match (source All Rugby) avant cette dernière journée décisive, alors que le minimum fixé par la LNR est de 16.

Ce mercredi, Patrice Collazo, visiblement agacé par cette histoire, a débuté sa conférence de presse d’avant-match en évoquant longuement ce sujet. «J’ai vu qu’on a fait un peu la Une en 24 heures. Il y a eu la perf à Clermont, comme vous l’avez relaté. Il y a eu les Jiff. C’est bien puisqu’en 24 heures, on est revenu un peu sur le devant de la scène. Ça veut dire qu’on est redevenu un peu bankable, a-t-il cinglé. Ça, c’est bien pour le club.»

Ça me fait penser à ces mecs qui font de la politique et qui sont des super mecs. Et le jour où ils se présentent, il y a des dossiers qui tombent

Patrice Collazo

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Et de poursuivre, amer : «Par contre, ce qui est sûr, c’est que le problème des Jiff, on ne m’avait pas posé la question avant Clermont. Avant Clermont, on ne dérangeait personne puisqu’on était huitièmes. Là, maintenant, j’ai l’impression qu’en étant cinquièmes, on dérange un peu plus de monde. Donc on soulève des problèmes. Ça me fait penser à ces mecs qui font de la politique et qui sont des super mecs. Et le jour où ils se présentent, il y a des dossiers qui tombent. Ça me fait penser un peu à ça. Donc ça me fait sourire...»

Le manager du Racing 92 avance que, sur cette question, «il faut les tenants et les aboutissants. S’il n’y a que les tenants, mais pas les aboutissants, c’est un peu ni queue ni tête. Ça veut dire qu’on ne découvre rien, nous. La problématique était là avant Clermont, personne ne l’a soulevée. On attend qu’on gagne à Clermont. Mais c’est bien. C’est bien amené, ça tombe au bon moment. Mais pour nous, il n’y a rien de nouveau. On va rassurer tout le monde. La meilleure équipe jouera contre le Stade Toulousain, comme on a fait chaque année. Je pense que la moindre des choses, ce serait déjà de noter que nous, des opérations Jiff en lâchant des matchs à 23, on n’en a jamais fait, comme certains clubs le font. On a toujours aligné la meilleure équipe pour jouer le match à l’instant T contre un profil d’équipe particulier.»

Si ça vous amuse de compter les Jiff, vous les compterez. Si j’ai envie de les faire plus tard dans la saison, je les ferai plus tard

Patrice Collazo

«On ne découvre rien et on n’est pas sous pression. On n’a pas une chape de plomb au-dessus de nous. On aura la meilleure équipe qui, pour nous, sera la plus compétitive, elle sera différente de celle de Clermont», poursuit le Varois, assurant qu’«il n’y aura pas six points en moins comme ça a été titré. Il y aura l’équipe qui, pour nous, sera la plus compétitive pour jouer contre Toulouse.» Et d’utiliser un néologisme : «Et puis, si j’ai envie de "jiffer", je "jifferai" plus tard dans la saison, peut-être. Maintenant, je ne vais pas expliquer une stratégie de composition d’équipe ici. Je vais me contenter de parler du match de dimanche, puisque pour moi, ce n’est même pas un débat et ce n’est même pas un sujet.»

Et le technicien altoséquanais d’asséner : «Prenez les compositions d’équipe du Racing, ça n’a jamais été la même. On a utilisé 47 joueurs sur la saison. Match gagné, match perdu... Donc, il n’y a rien en fait, il n’y a pas de débat. (...) Vous me parlez d’un truc, si ça vous inquiète, je suis désolé, mais sachez que nous, ça nous a fait sourire et ça ne nous empêche pas de dormir. Si ça vous amuse de compter les Jiff, vous les compterez. Si j’ai envie de les faire plus tard dans la saison, je les ferai plus tard.» 

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