Tout savoir sur la culotte menstruelle

il y a 1 day 1

© istock

À l’ère du green, certaines femmes veulent de l’écolo pour leurs règles, mais aussi parce qu’on parle de plus en plus du syndrome du choc toxique. La culotte menstruelle est-elle la solution ? Quel est son principe ? Les réponses de la Dre Odile Bagot, gynécologue et de Sokona Martin, créatrice de la marque So’Cup.

L'essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

Serviettes et tampons hygiéniques sont générateurs de déchets. Or, la pollution étouffe la planète. Il faut agir ! Chaque femme jette, en moyenne, au cours de sa vie, 17 000 serviettes hygiéniques et applicateurs, soit entre 100 et 150 kg de déchets. Mais, sur le plan mondial, cela représente7 milliards de tampons et 12 milliards de serviettes hygiéniques. Et les protections périodiques mettent, environ, 500 ans à se dégrader ! Alors, peut-on faire autrement ? Oui. Ce qui est sûr, c’est que l’on peut faire baisser ces chiffres.

Culotte menstruelle : comment ça marche ?

Comme c’est quelque chose de nouveau, la culotte menstruelle lavable ou culotte périodique nécessite une petite période d’apprentissage.

Les culottes périodiques pas vraiment adaptées aux flux abondants

Selon nos deux experts, elles sont toutefois plus adaptées à certains profils de femmes.

Ce que confirme Sokona Martin, la : « La culotte menstruelle est idéale pour les flux légers à normaux. Au-delà, on peut porter le modèle ‘nuit’dont le fond est doublé et qui protège 6 à 8 heures maximum. »

Le syndrome du choc toxique, c’est quoi ?

Le syndrome du choc toxique augmente en France depuis les années 2000 : de 5 cas en 2004, on compte désormais une vingtaine de cas chaque année. Cependant, c’est très peu par rapport au nombre de femmes qui ont leurs règles chaque mois.

« Il faut arrêter de faire peur aux femmes et dire que le syndrome du choc toxique est lié à l’utilisation du tampon », dit la Dre Odile Bagot, gynécologue. « Il s’agit d’une pathologie de la femme jeune, liée aux règles. Il peut survenir aussi bien avec un tampon qu’avec une cup ».

Protections périodiques : les fabricants obligés de mentionner certaines informations sur la composition

Depuis avril 2024, un décret garantit une meilleure information concernant la composition et les risques liés à l’utilisation des produits de protection intime féminine. Tout d’abord, les fabricants doivent nécessairement mentionner la liste des composants. Ensuite, le décret contraint à la présence de la mention des modalités et des précautions d’utilisation, ainsi que des « possibles effets indésirables (irritations, intolérances, allergies, microtraumatismes) ou plus graves tels que le syndrome de choc toxique. Dans le cas des articles en textile, comme les culottes de règles, la liste des composants doit répondre à la législation européenne harmonisée imposant les règles d’affichage de la composition des produits textiles.

À lire aussi

Culotte menstruelle : quelle capacité d’absorption ?

Selon les marques, les culottes de règles sont confectionnées en coton (qui peut être issu de l’agriculture biologique), en bambou, en nylon. Elles existent, toujours selon les marques, de la taille 34 au 48 ou de XS à XXL. Leur capacité d’absorption équivaut environ à deux tampons de flux abondant.

Quand changer sa culotte de règles ?

Comment entretenir une culotte menstruelle ?

Sokona Martin conseille « de laisser tremper dans l’eau froide la culotte menstruelle et de la rincer jusqu’à ce que l’eau soit claire. Ensuite, on peut la laver à la main avec un savon détachant. En revanche, on évite le savon de Marseille ou tout savon riche en glycérine. Ce composé obstrue les fibres absorbantes de la culotte, ce qui les rendra de moins en moins efficace et risque d’entraîner des fuites ». Un séchage à l’air libre est préférable pour préserver la qualité et l’efficacité du tissu absorbant.

De son côté, la Dre Odile Bagot, gynécologue, conseille après l’avoir bien rincée de la laver en machine au moins à 40 °C.

Quelles sont les meilleures culottes de règles ? Comment choisir ?

Vous voulez passer à la culotte menstruelle ? Aujourd’hui, vous avez l’embarras du choix : culotte taille haute, shorty, culotte classique, en coton, en dentelle, en polyester…

En coton bio : So Cup

La marque propose différents modèles de culotte de règles 100 % made in France, de la taille XXS (26/28 idéale pour les pré-ados) à XXL (taille 50/52). Elles ont un fond imperméable, un fond absorbant en fibre naturelle de bambou et un autre fond en polyester qui est antimicrobien, anti-odeurs et anti-humidité. (En vente sur www.socup.fr, Kazidomi, la Tribu des saveurs, Vegan’Osh, Orijjine, Mademoiselle vrac, Tout par en vrac… Prix : entre 33 et 35 euros la culotte).

Jusqu’à la taille XXL : Louloucup

Les culottes Louloucup vont de la taille XS à XXL. Il y en a donc pour toutes les femmes. Elles sont déclinées en plusieurs coupes et sont certifiées Oeko Tex. Les culottes absorbent environ l’équivalent de trois tampons. Quel que soit le modèle, leur prix est de 28,90 euros pièce ou 53,80 euros le lot de 2 ; 75,90 euros le lot de 3 ; 99,60 euros le lot de 4 ; 114,50 euros le lot de 5. En vente sur www.louloucup.com

Culottes Louloucup Culottes Louloucup © Louloucup

En grandes surfaces : Blooming

Cette culotte menstruelle s’achète en même temps que l’on fait ses courses au supermarché. Le modèle « Laura » est en vente chez Auchan et Monoprix. De nombreux autres modèles, adaptés aux adultes et aux ados, sont en vente sur www.blooming.rocks. Elle se décline du 36 au 44, en dentelle, en coton ou en polyamide et elle est vendue entre 25 et 30 euros.

Quelle culotte menstruelle pour les jeunes filles ?

Pour celles qui ne veulent pas porter de tampons, et ne souhaitent pas non plus « sécher » la piscine, Modibodi propose des maillots de bain qui, grâce à une doublure de 3 mm, retiennent tous types de fuites. Le maillot une pièce se décline du 8/10 ans au 14/16 ans en noir et bleu marine. (65,50 euros.)

modibodi © modibodi

Les culottes menstruelles bientôt remboursées en France pour certianes femmes

À partir de septembre 2026, les protections hygiéniques réutilisables comme la coupe menstruelle ou la culotte menstruelle seront remboursées à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale pour les jeunes femmes âgées de moins de 26 ans, ou bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire sans limite d’âge. Quelque 6,7 millions de femmes sont concernées par cette mesure. Pour bénéficier de la gratuité sur les protections périodiques réutilisables, il faudra se rendre en pharmacie..

Lire l’article en entier