« Un Francilien sur deux ne sait pas qu’il vit en zone inondable » : dix ans après les crues, la région reste vulnérable

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Les inondations de juin 2016 avaient conduit à l’évacuation de 18 000 sinistrés en Île-de-France. Dix ans après, la région reste très vulnérable, affirme Ludovic Faytre, géographe urbaniste. En cas de crue type 1910, il estime que 7,5 millions d’habitants seraient concernés, touchés par les crues ou pas.

 1910 (en haut), 1955 (au milieu) et 2016 (en bas). Ces enfants, qui avaient 1 ou 2 ans en 2016, connaissent la signification de ces marques. LP/Hugues Tailliez

Juvisy (Essonne), le 20 mai. À côté d'une représentation du Zouave du pont de l'Alma à Paris, les cotes atteintes par la Seine lors des trois crues les plus marquantes depuis le début du XXe siècle : 1910 (en haut), 1955 (au milieu) et 2016 (en bas). Ces enfants, qui avaient 1 ou 2 ans en 2016, connaissent la signification de ces marques. LP/Hugues Tailliez

C’était il y a pile dix ans : le 1er juin 2016, plus de 18 000 Franciliens étaient évacués, des réseaux de transports fermés (A10, RER C, lignes de bus et de métro, etc.), des activités économiques à l’arrêt et l’électricité coupée pour 20 000 foyers. Dans la foulée, 450 communes franciliennes avaient été reconnues en état de catastrophe naturelle. Le coût économique de cette crue trentennale — sauf à Nemours (Seine-et-Marne), où le Loing a connu une crue semi-millénaire — a été estimé à 1,5 milliard d’euros, selon les assureurs.

« L’effet de surprise a joué à plein. Au lieu de 24 à 72 heures, les habitants des zones inondables n’ont eu que quelques heures et beaucoup ont été pris de court », rappelle Ludovic Faytre, géographe urbaniste, expert des crues à l’Institut Paris Région.

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