Des propos sans con. L’acteur américain Richard Gere a qualifié mardi Donald Trump de « maniaque » qui détruit « tout ce qu’il y a de bon », au cours d’un échange public à Oslo, en Norvège.
« Nous vivons le moment le plus sombre que j’aie connu sur cette planète. Qui aurait cru que l’Amérique puisse basculer ainsi ? Qui aurait cru qu’un maniaque pareil puisse devenir président des États-Unis ? », a dit le comédien de 76 ans.
Richard Gere se trouvait dans la capitale norvégienne pour y décerner le « prix international Václav Havel de la dissidence créatrice » à l’artiste chinois Gao Zhen, emprisonné dans son pays, et au dissident birman Sai, à l’occasion de l’Oslo Freedom Forum.
« Dès le premier jour, ce type a démantelé presque tout ce qu’il y avait de bon dans le gouvernement américain et dans le peuple américain », a-t-il déclaré sur une scène devant des centaines de personnes.
« Nous nous sommes endormis »
« Comment cela a-t-il seulement été possible ? C’est parce que nous nous sommes endormis. Nous ne nous sommes pas inquiétés. Nous n’avons pas voté. Nous n’avons pas vraiment écouté », a-t-il ajouté, admettant lui-même ne pas avoir suffisamment mobilisé autour de lui.
Disant avoir récemment visité l’ancien camp nazi de Dachau, il a mis en garde contre l’apathie. « Nous devons voir les signaux, cette dictature des monstres, à quelle vitesse elle s’installe. Nous devons rester vigilants », a-t-il lancé.
En février 2025, l’acteur vedette de « Pretty Woman » et d’« American Gigolo » avait déjà qualifié Donald Trump de « bully », un terme anglais décrivant une « brute » qui harcèle.
Défenseur de longue date du Tibet et s’étant converti au bouddhisme, Richard Gere a fréquemment rencontré le dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil, que Pékin accuse d’attiser le séparatisme dans cette région de l’Himalaya. L’acteur vit en Espagne avec son épouse espagnole Alejandra Silva depuis 2024.












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