« Une bombe humaine écologique » : en Antarctique et au pôle Nord, le tourisme dope les virus

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Le 18 mai sur l'archipel de la Terre de feu à Ushuaïa, des scientifiques argentins à la recherche de rats à longue queue, vecteur de la souche «Andes» de l’hantavirus, réalisent des prélèvements. AFP/Juan Mabromata

Le 18 mai sur l'archipel de la Terre de feu à Ushuaïa, des scientifiques argentins à la recherche de rats à longue queue, vecteur de la souche «Andes» de l’hantavirus, réalisent des prélèvements. AFP/Juan Mabromata

Des biologistes argentins en mission sur l’archipel de la Terre de Feu à Ushuaïa, au sud de l’Argentine, viennent de capturer quelque 150 rongeurs pour les soumettre à des analyses. Ils n’ont pas trouvé, à ce stade, de rat à longue queue, vecteur de la souche « Andes » de l’hantavirus, suspectée d’être à l’origine de l’épidémie qui a sévi sur le navire d’expédition polaire Hondius.

« Les rats pygmées de rizière à longue queue sont à leur aise dans les décharges à ciel ouvert d’Amérique du Sud. Notamment dans celle d’Ushuaïa, où sont déversées les ordures de 80 000 habitants, mais aussi les déchets alimentaires des navires expéditionnaires faisant la navette entre la Patagonie subantarctique et la péninsule antarctique », souligne Jacky Bonnemains.

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