Fin mai transpirant, juillet et août dégoulinants ? Alors que la France subit un épisode exceptionnel de chaleur depuis ce week-end, avec des pointes historiques proches de 40 °C attendues d’ici la fin de la semaine dans le Sud-Ouest et 17 départements placés en vigilance orange ce mercredi, une question revient régulièrement dans les discussions : cela augure-t-il d’un été caniculaire ?
Météorologues et prévisionnistes sont contraints à des réponses de Normands. « Cet épisode historique et exceptionnel ne présage en rien de l’été que nous allons connaître, recadre d’emblée Matthieu Sorel, climatologue à Météo France. Nous pourrions avoir de nouvelles vagues de chaleur, comme nous pourrions ne pas en avoir… »
De fait, l’analyse des années passées, que nous avons réalisée sur le nouveau site dataclimat.fr, ne permet de tirer aucune conclusion.
Des prévisions saisonnières publiées prochainement
Il y a 21 ans, la fin du mois de mai a été caniculaire mais le reste de l’été (juin, juillet et août) est resté assez proche des normales de saison, avec même un mois d’août plus « frais » que la normale. Juin 2017 a aussi été éreintant, mais les pics de températures par la suite ont été assez brefs (quelques jours au maximum).

L’été 2022, en revanche, a été marqué par trois vagues de chaleur « remarquables notamment par leur intensité et par leur durée » à l’échelle du pays, rappelle Météo France. Et il est, aujourd’hui, le deuxième le plus chaud recensé en France derrière celui historique de 2003 marqué par la canicule la plus intense jamais vécue dans l’Hexagone.
Météo France prévoit de publier, la semaine prochaine, ses prévisions saisonnières estimant les probabilités que les trois mois à venir soient plus chauds, plus frais, ou au niveau des « normales » de saison (c’est-à-dire aux moyennes des températures sur la période 1991-2020). Mais on sait déjà qu’avec le réchauffement climatique, le premier scénario est toujours le plus probable.












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