DÉCRYPTAGE - Shootés pour certains au « gaz hilarant », les jeunes casseurs s’en prennent à l’uniforme comme dans un jeu vidéo. Dans les unités, le ras-le-bol se propage.
Les scènes de violences vécues samedi dernier, au soir de la victoire du PSG en Ligue des champions, choquent encore les esprits. De la porte de Saint-Cloud aux Champs-Élysées en passant par le périphérique envahi, un mélange de haine et de défi à l’autorité a suinté à chacune des séquences. Les casseurs étaient de sortie et, une fois encore, les forces de l’ordre, à qui l’on ne peut rien reprocher, ont été sur tous les fronts pour rétablir le calme. La veille, lors d’un brief opérationnel devant ses cadres, le préfet de police, Patrice Faure, avait été limpide : « Je veux assurer, dans la durée, un dispositif ferme et très réactif. Un dispositif fort, agile, exemplaire et résilient… » Cette consigne, transmise aux 8000 policiers et gendarmes mobilisés dans Paris et observée par les 14 000 effectifs déployés en province, a été suivie à la lettre. Le bilan de 890 interpellés, soit 45 % de plus qu’à l’issue du premier sacre Parisien en 2025, témoigne d’un engagement sans faille…

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