Sur fond d’économies budgétaires, la nouvelle majorité de gauche du chef-lieu de la Vendée a suspendu le chantier d’un établissement consacré à l’histoire de la ville, fondée sous le Premier Empire. Quitte à se priver de l’éventuel afflux touristique que le site aurait suscité.
L’Empereur de bronze tend la main aux visiteurs. Centré sur sa monture, bicorne en tête et redingote ouverte sur sa tenue de soldat, Napoléon toise la ville qui l’entoure, La Roche-sur-Yon et ses 55.000 habitants. Le modeste chef-lieu de la Vendée devait se doter d’un musée napoléonien, pensé comme un pôle d’attraction majeur pour la belle endormie. Installé sur la place centrale du même nom, surplombée par l’une des six dernières statues équestres de l’Empereur, l’établissement avait pour ambition de réinventer l’identité de La Roche-sur-Yon autour de la figure de Napoléon. Encore faut-il que ce nouveau musée voie bien le jour. Une perspective qui semble s’éloigner depuis le changement d’équipe municipale, après les dernières élections.
Chargées de remettre d’équerre les finances de la ville, les équipes du nouveau maire de La Roche-sur-Yon, Romain Bossis (DVG), ont voté, le 29 avril, le gel des crédits dévolus au futur musée, censé ouvrir ses portes en 2028. L’édile de gauche n’entendait…

il y a 3 day
1











English (US) ·