Berlin : Ces vrais casses qui ont inspiré l’intrigue de la saison 2 du spin-off de La Casa de Papel

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Berlin et sa bande sont de retour en Espagne pour de nouvelles aventures. Dans Berlin et la Dame à l’hermine, la saison 2 de la série dédiée au personnage incarné par Pedro Alonso, ils se lancent dans un nouveau braquage à Séville. La série, dérivée de La Casa de Papel, s’est inspirée de vrais vols pour son intrigue.

Après avoir dérobé des bijoux précieux à Paris pour sa première aventure en solo, la deuxième salve de Berlin était placée sous le signe de l’art. Piégé par un Duc influent, Berlin est recruté par ce dernier pour dérober La Dame à l’hermine, précieux tableau peint par Léonard de Vinci.

Évidemment, celui que les fans de La Casa de Papel connaissent également sous le nom d’Andrés de Fonollosa ne compte pas obéir à son commanditaire. Et encore moins quand il découvre, dans l’épisode 3 de cette deuxième saison de Berlin, que le Duc détient dans une cave de nombreux tableaux volés de grande valeur.

Ces tableaux réellement volés qui "apparaissent" dans la saison 2 de Berlin

Dans cet épisode, Keila, Bruce, Berlin et Damian réussissent à pénétrer dans la cave de l’homme richissime et finissent donc par découvrir qu’il cache environ une dizaine d'œuvres d’art. Des tableaux que Berlin, fin connaisseur, reconnaît immédiatement, victime du "syndrome de Stendhal".

Chacun d’eux est une œuvre volée, et qui a complètement disparu de la circulation. Dans la fiction, comme dans la vie, puisque tous les tableaux qui "apparaissent" à l’écran sont évidemment de vraies œuvres, dont les vols ont inspiré les scénaristes de la série dérivée de La Casa de Papel.

L’histoire des vols des tableaux vus dans Berlin

Dans cette saison 2 de Berlin, plusieurs tableaux volés sont évoqués à l’écran. Trois en particulier sont mis en avant, et restitués à différents musées dans le dernier épisode de cette deuxième salve.

Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée

Peint par Rembrandt en 1633, ce tableau représente une scène biblique, présente dans le Nouveau Testament. Il fait partie des treize œuvres dérobées le 18 mars 1990, au musée Isabella-Stewart-Gardner situé à Boston.

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Ce matin-là, les deux gardes de sécurité ont été trompés par de faux policiers, qui les ont ligotés et ont pu pénétrer dans le musée, où ils ont volé à leur guise pendant une heure.

Parmi les autres œuvres volées se trouvent une peinture de Johannes Vermeer, ainsi que Chez Tortoni, un tableau de Manet qui apparaît aussi dans l’épisode 3 de la saison 2 de Berlin. Les tableaux volés n’ont jamais été retrouvés, et aucune arrestation n’a eu lieu. Le montant du préjudice s’élèverait à plusieurs centaines de millions de dollars, selon le FBI.

Paysage d’Auvers-sur-Oise de Paul Cézanne

Autre tableau évoqué, cette peinture de Paul Cézanne, datée de 1879, représente ce village situé au nord de Paris. Le tableau était exposé au Ashmolean Museum à Oxford quand il a été dérobé dans la nuit du passage à l’an 2000. Alors que la ville célébrait la nouvelle année avec des feux d’artifice, les cambrioleurs en ont profité pour dérober le tableau en escaladant un échafaudage et en utilisant un fumigène.

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Ils ont alors découpé le tableau et sont répartis comme ils étaient entrés, se fondant dans la foule. Malgré l’alarme ayant retenti au moment du vol, la sécurité du musée n’a pas pu intervenir à temps. Là encore, l’enquête n’a jamais abouti sur une condamnation.

La femme à l’éventail d'Amedeo Modigliani

Peint par Amedeo Modigliani en 1919, La femme à l’éventail est un portrait de Lunia Czechowska, amie de Modigliani. Il a été volé en mai 2010, avec cinq autres tableaux, au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

Dans la nuit du 19 au 20 mai cette année-là, un homme a tout simplement pénétré dans l'établissement par une fenêtre, alors que le système de sécurité était en panne. Le vol n’a été constaté qu’au moment de l’ouverture du musée.

Contrairement aux autres vols, l’auteur a été identifié et arrêté. En plus de La femme à l’éventail, le voleur a dérobé quatre autres œuvres, dont un tableau de Matisse et un autre de Pablo Picasso, pour une valeur totale estimée à 100 millions d'euros.

Cependant, les cinq tableaux n’ont jamais été retrouvés, et le receleur ayant travaillé avec l’auteur du vol a affirmé les avoir jetés à la poubelle, suite aux arrestations de ses complices.

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Dans la série, Berlin mentionne également d’autres œuvres comme Fleurs de pavot, un tableau de Vincent van Gogh. Ce dernier a été volé à deux reprises… dans le même musée. L'œuvre a d’abord disparu du Musée Mohamed Khalil au Caire en 1977, avant d’être de nouveau volé en 2010. Il n’a cependant pas été retrouvé après le second vol.

Dans la série, le personnage de Pedro Alonso évoque aussi La Nativité avec saint François et saint Laurent, par Le Caravage, qui est selon lui "le tableau volé le plus précieux de toute l’histoire de l’art". L'œuvre peinte en 1609, a été dérobée en 1969, dans l’oratoire San Lorenzo à Palerme.

Bien que l’affaire n’ait pas été résolue, l’hypothèse d’un vol commis par la mafia sicilienne est privilégiée par les forces de l’ordre.

Ce tableau volé donne une grosse précision sur la chronologie de Berlin

Dans cet épisode 3, Berlin nous donne donc une leçon d’histoire de l’art… Mais aussi un gros indice sur sa chronologie. En effet, le personnage indique le tableau de Galilée a été volé "il y a 23 ans".

Les faits ayant eu lieu en 1990, on peut ainsi comprendre que l’action de la saison 2 de Berlin se déroule en 2013, soit environ trois ou quatre ans avant le vol à la Fabrique de la monnaie organisé par le Professeur dans La Casa de Papel.

Précédemment, l’équipe de Berlin avait refusé d’indiquer exactement à quelle époque se déroulait la première salve, comparée à La Casa de Papel.

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