"C'est complètement dingue !" : Constance Gay choquée par la condition des femmes à l'époque de L'été 36

il y a 1 day 2

La saga de TF1 L'été 36 s'apprête à conquérir un nouveau public avec son arrivée sur Netflix. À cette occasion, la comédienne Constance Gay revient sur son intégration express dans la série, les coulisses esthétiques contraignantes de l'époque et le choc culturel provoqué par la découverte de la condition féminine en 1936.

Ce fut l'une des séries françaises événements de ce printemps 2026 ! L'été 36 [Notre avis, ndlr], lancée sur TF1 le 18 mai 2026, est désormais disponible sur Netflix, incarnée par un quatuor féminin de premier choix, Nolwenn Leroy, Julie de Bona [qui a fait une drôle de demande à la production, nldr], Sofia Essaïdi et Constance Gay qui a réagi à la fin de la série.

En incarnant Léonie Morel, nouvelle recrue dans la police enquêtant sur le meurtre du procureur Adrien Jacquart (Arnaud Binard) auprès du commissaire Raven (François-Xavier Demaison), Constance Gay a réalisé combien la condition de la femme en 1936 était choquante, tandis que la classe ouvrière goûtait l'été des premiers congés payés sur la Côte d'Azur. Interview.

Constance Gay évoque son arrivée dans L'été 36 suite aux indisponibilités d'Audrey Fleurot et de Camille Lou.

Télé-Loisirs : Comment avez-vous vécu votre entrée en lice dans cette série, après les indisponibilités d'Audrey Fleurot et de Camille Lou ?

Constance Gay : J’ai été tellement accueillie à bras ouverts, que je n’ai pas eu le temps de me demander si je prenais la place de qui que ce soit. À aucun moment, je me suis sentie illégitime. Avec Nolwenn [qui interprète Giulia Vincent, gouvernante en chef d'un palace, ndlr], petite nouvelle elle aussi, nous nous sommes senties immédiatement de la famille.

C'est votre première grande série historique, vous êtes vous sentie à l'aise dans les costumes de l'époque ?

Léonie, mon personnage, porte majoritairement des pantalons avec des petits hauts marinières. Or, quand j’allais chercher le pain dans ses costumes sans être passée par la coiffure, personne ne soupçonnait que j’étais habillée à la mode de 1936 tellement c’était moderne ! En revanche, avec les coiffures, on est carrément projetées dans l’époque.

Entre l’habillage, le maquillage et la coiffure, c’était quand même trois heures et demi de préparation chaque matin ! Je n’en reviens pas que les femmes à l’époque y passaient autant de temps; A fortiori pour être toutes coiffées de la même façon car elles devaient absolument rentrer dans les normes.

"Elle m'a vraiment fait marrer !" : Constance Gay se confie sur sa rencontre avec Miou-Miou

Avez-vous dû beaucoup composer pour incarner Léonie ?

Un personnage n’est jamais soi-même, sinon ça ne serait pas intéressant à jouer ! Voire fatigant de jouer Constance Gay toute la journée ! [Elle rit]. En revanche, je me retrouve en Léonie dans son tempérament fonceur, indépendant, libre, qui n’en n’a rien à faire de l’image qu’elle peut renvoyer aux autres. Ça, ce n’est pas loin de moi.

Que vous reste-t-il de votre rencontre avec Miou-Miou, interprète de l'inflexible Marthe Pontavice-Caron ?

Qu’est-ce qu’elle est drôle, pince-sans-rire ! J’ai un peu l’impression que, Miou-Miou, c’est Léonie des années plus tard. Cette énergie qu’elle dégage et sa façon de vouloir s’amuser de tout ce qui se passe, ça m’a vraiment fait penser à mon personnage. On ne sait jamais si c’est du lard ou du cochon, elle m’a fait vraiment marrer !

Constance Gay pointe du doigt la condition des femmes à l'époque de L'été 36

Dans quelle mesure L’été 36 vous a-t-il fait prendre conscience de l’évolution de la condition féminine dans notre société ?

En 2026, lorsqu’on évoque l’avortement ou le droit de vote pour les femmes, on part du principe que c’est naturel. Jouer dans L’été 36 ça m’a fait réaliser qu’à l’époque, dans les bureaux de vote il n’y avait que des hommes ! Vous avez l'image ? C'est fou ! Ou que les femmes n’étaient pas autorisées à posséder un compte bancaire !

C’est-à-dire qu’elles n’avaient pas le droit d’avoir de l’argent et d’en disposer comme elles le voulaient : c’est complètement dingue ! Comment a-t-on pu, pendant autant d'années, faire une telle différence au sein de l’Humanité entre les femmes et les hommes ?

Lire l’article en entier