Catherine Ceylac se confie sur son avortement à l'âge de 15 ans : "L'infirmière m'a dit : 'Elle a gâché sa vie'"

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Figure emblématique de Thé ou café, diffusé entre 1996 à 2018, Catherine Ceylac se raconte pour la première fois dans une autobiographie baptisée Intime, aux éditions Cherche Midi. La journaliste de 71 ans y dévoile notamment son avortement alors qu'elle était adolescente. Une épreuve qu'elle raconte à Télé-Loisirs.

1752 : c'est le nombre de personnalités qui se sont succédé sur le fauteuil de Catherine Ceylac dans Thé ou café, la célèbre émission testimoniale de France 2. Durant vingt-trois saisons — de 1996 à 2018 — la présentatrice originaire de Rennes (Ille-et-Vilaine) a confessé des politiques, des intellectuels ou encore des artistes aussi français qu'internationaux, avec respect et bienveillance.

Huit ans après l'arrêt brutal du programme, Catherine Ceylac, de nature très discrète, a enfin pris la plume pour se raconter. Au fil des pages de son autobiographie intitulée Intime (éd. Cherche Midi), la journaliste de 71 ans revient sur son enfance, ses débuts à la télévision, ainsi que sur les innombrables rencontres qui ont marqué sa longue carrière cathodique.

"J'ai voulu prouver que c'était faux" : Catherine Ceylac revient sur son avortement à 15 ans et l'impact de cette épreuve sur sa carrière

Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, l'ancienne animatrice s'est notamment confié sur l'avortement subi à 15 ans. Une épreuve qui a forgé son destin. "Entendre l'infirmière dire 'Elle a gâché sa vie' a été un coup de fouet", s'est-elle souvenue. "J’ai voulu prouver que c'était faux. J'avais aussi l'ambition de sortir de mon milieu, de ma vie familiale", a ajouté Catherine Ceylac.

Et d'en dire plus sur l'environnement dans lequel la Bretonne a grandi. "Nous étions trois filles à la maison, avec un père aimant, mais absent, et une mère souffrant de ne pas être indépendante. Cela m'a déterminée à rompre avec la monotonie d'une vie déjà tracée pour les femmes de mon époque. Je devais éclater ce cadre pour me réaliser", a déclaré Catherine Ceylac.

"Il est un soutien affectif énorme" : les confidences de Catherine Ceylac sur la longévité de sa relation avec le journaliste Claude Sérillon, son conjoint depuis 42 ans

Autant épanouie dans la sphère professionnelle que privée, l'animatrice vit avec le journaliste Claude Sérillon depuis 1984. "Partager le même métier unit un couple car nous nous comprenons. Nous avons pu nous aider mutuellement à surmonter les grands tournants, comme l'arrêt du JT de 20H de France 2 pour lui et de Thé ou café pour moi. Claude est un soutien affectif énorme", a-t-elle confié.

Autre pilier fondamental pour Catherine Ceylac : son fils unique Jean-Philippe, né en 1973 d'une précédente union. "Il a assisté aux moments importants de nos carrières, mais a toujours voulu rester à l'écart de notre vie publique. Jean-Philippe préférait se démarquer en faisant de l'événementiel, ce qui m'impressionne. J'aime l'idée qu'il ne se soit pas comporté comme un 'fils de'", a-t-elle souligné.

Quel est le vrai nom de Catherine Ceylac ?

À l'adolescence, Catherine Cognet — de son vrai nom — se tourne vers le théâtre. Animée par des convictions féministes, elle souhaitE alors "[s]'affranchir des conventions patriarcales". Pour son nom de scène, La jeune fille s'inspire de la pièce L'Apollon de Bellac de Jean Giraudoux, transformant "Bellac" en "Ceylac". Un patronyme devenu aujourd'hui définitif. "Ce nom a été publié dernièrement au Journal officiel, faisant légalement de moi une Ceylac", a annoncé la journaliste.

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Germain Sastre

Mon point commun avec Sophie Ferjani, architecte d’intérieur et animatrice, ou encore avec Julian Bugier, le visage du 13h de France 2 ? Nous partageons la même terre d’origine : Blois. C’est dans ce fief parmi les fiefs que se sont écrit des pans entiers de l’Histoire et où ont défilé Louis XII, François Ier, Catherine de Médicis… Rien détonnant, finalement, à ce que je collabore quelques années plus tard avec Stéphane Bern, expert des têtes couronnées. Un destin tout tracé ? À la maison, ma famille a toujours vibré au rythme du tube cathodique. "Coucou, c’est nous !", "Qui est qui ?", "Union Libre", "Tout le monde en parle", la "Star Academy"… Toutes ces émissions cultes font partie de mon Panthéon de la télévision et ont façonné mon goût pour ce milieu. N’oublions pas "La Trilogie du samedi" sur M6 avec notamment la série "Buffy contre les vampires", que je regarde encore religieusement une fois pas an (Testez-moi, je suis incollable !). Après le Bac, Lyon m’a accueilli pour quatre années d’école de commerce, puis direction Paris afin de devenir journaliste. C’est à cette période, entre deux exercices de reportage, qu’un professeur m’a lancé (en plaisantant, j'espère) que j’avais "un physique de radio". Une blague qui m’a porté chance puisque j’y ai passé treize ans. NRJ, Europe 1, mais surtout RTL. C'est au sein de la station rouge que j'ai joué les couteaux suisses, passant des flashs et journaux de nuit aux enquêtes pour Julien Courbet dans "Ça peut vous arriver", jusqu’au poste de chroniqueur dans "On refait la télé", aux côtés d’Éric Dussart et Jade. Cette dernière aventure m’a ouvert les portes de la rédaction de Télé-Loisirs en 2022 où je suis désormais journaliste médias. Depuis, je rode dans les coulisses du PAF pour décrypter la mécanique de vos émissions préférées à l’instar de "C à Vous", "Un dimanche à la campagne", "Rendez-vous en terre inconnue" ou encore "Les Traîtres". Expert en télé-crochets, "The Voice" n'a plus de secrets pour moi. Seize ans après mes débuts, je jubile toujours autant à l'idée de découvrir les ficelles de cet univers avec lequel j’ai grandi. Parce qu’au fond, tout est parti de là. Quoi qu'on en dise, je suis et je resterai un enfant de la télé.

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