Deux momies chiliennes apportent la preuve de l’importation de la variole en Amérique par les Européens

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Dessins aztèques du XVIe siècle représentant des victimes de la variole.

Dessins aztèques du XVIe siècle représentant des victimes de la variole. Numérisé à partir de (2009) "Viruses, Plagues, and History: Past, Present and Future", Oxford University Press, États-Unis, p. 60.

DÉCRYPTAGE - Le séquençage du génome d’un virus découvert dans les restes de deux individus inhumés au XVIe siècle, atteste pour la première fois d’un lien génétique direct entre les virus de la variole des deux continents.

Si la variole a disparu depuis les années 1980, elle a causé par le passé des épidémies parmi les plus meurtrières. À partir du XVIe siècle, elle aurait contribué à décimer une grande partie des populations du continent américain. Les chiffres sont encore débattus, certaines études parlent même de 90 % de morts, mais ces épidémies ont profondément bouleversé les sociétés locales. Pourtant, jusqu’à présent, seuls les récits recueillis par des historiens indiquaient que le virus avait été apporté par les Européens. Il n’existait aucune preuve génétique directe reliant les épidémies américaines aux souches qui circulaient depuis au moins plusieurs siècles en Europe. Deux momies chiliennes viennent mettre fin à ce manque. Des chercheurs de Trinity College Dublin et de l’Universidad de Chile y ont découvert des traces virales anciennes de variole, dont ils ont pu séquencer l’ADN (Science, 30 juillet 2026).

Grâce aux campagnes de vaccination, la variole est la première et, jusqu’à présent, la…

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Le Figaro

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