Gerhard Richter, peintre sur l’objectif à la Fondation Luma Arles

il y a 2 day 2

Quand la peinture envahit la photographie, la miniature devient tableau.

Quand la peinture envahit la photographie, la miniature devient tableau. Gerhard Richter 2026

CRITIQUE - Singulière exposition des photographies peintes de l’artiste allemand qui use du hasard en maître de la composition.

Le grand peintre allemand Gerhard Richter s’est exposé en format monumental à la Fondation Louis Vuitton cet automne, fascinant le public par l’envergure et la puissance picturale de ses « abstraktes bilder » (« peintures abstraites »). Comme si un géant tombé des cieux avait manié un pinceau inconnu, large et rugueux, laissant l’écorce de la peinture révéler le mouvement, la composition et la vie du tableau.

Cette fois, à la Fondation Luma Arles, c’est la version miniature de ses œuvres, les « overpainted photographs » qui sidèrent par leur inventivité, leur multitude et leur sensibilité. Ces photographies peintes, depuis la fin des années 1980, sortent, pour l’essentiel, de la collection de l’artiste. Comme un cahier secret de notes, de recherches, de trouvailles. Dans l’accrochage janséniste de la galerie principale de la tour, a priori sévère, leur succession ininterrompue révèle la force de ce peintre qui se réinvente sans cesse.

À lire aussi Joseph Arzoumanov, la mémoire du goulag et de l’or au bout des doigts

« Richter puise souvent dans ses propres…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 67% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ? Connectez-vous

Lire l’article en entier