Du 3 au 12 juin, la 9e édition de la manifestation artistique dédiée à l’Asie se tiendra principalement à la Galerie Charpentier, rue du Faubourg-Saint-Honoré. L’actrice sud-coréenne Kim Joo-ryoung (Squid Game) sera la marraine de l’événement.
Passer la publicité Passer la publicitéEn huit ans, le Printemps Asiatique est parvenu à fédérer galeries, institutions et maisons de ventes pour s’imposer comme l’un des sommets du marché de l’art parisien. L’évènement s’y déploiera ainsi dans tout Paris du 3 au 12 juin. Cette année, l’événement franchit également un cap décisif en quittant son écrin historique, la Pagode de la rue Monceau, jugée trop étroite pour ses ambitions de croissance. C’est sous les verrières de la prestigieuse Galerie Charpentier, au cœur du faubourg Saint-Honoré, que le salon central posera ses valises du 4 au 8 juin.
« Quitter la Pagode n’a pas été une décision anodine, mais l’arrivée à la Galerie Charpentier ouvre un nouveau chapitre à la mesure de l’ampleur qu’a prise l’événement », confie sa présidente, Camille de Foresta, dans un communiqué. L’objectif est clair : s’aligner sur les standards internationaux en offrant des volumes élargis et une visibilité accrue pour accueillir un nombre croissant de collectionneurs.
L’année de la Corée
Cette mutation structurelle coïncide avec une impulsion diplomatique majeure. Labellisée par le comité du 140e anniversaire des relations franco coréennes, cette édition 2026 capitalise sur la déferlante culturelle de la péninsule, de la K-pop au cinéma d’auteur. Pour incarner ce pont entre Séoul et Paris, l’organisation a choisi une marraine : l’actrice Kim Joo-ryoung, figure du cinéma indépendant et star planétaire depuis son rôle dans la série phénomène Squid Game .
Sur le terrain, ce « Focus Corée » se déploie à travers une programmation institutionnelle d’une rare densité. Le musée Guimet mène la danse avec un double programme : d’un côté, les ors et les chefs-d’œuvre sacrés de la lointaine civilisation de Silla ; de l’autre, une exploration sociologique et esthétique de la K-Beauty . En écho, le musée Cernuschi présente son exposition « Couleurs de Corée », dédiée à la scène contemporaine, tandis que le Centre Culturel Coréen consacre une rétrospective au plasticien Shin Sung Hy.
Dans les galeries du parcours, l’art coréen s’affiche également au présent. Il faudra s’arrêter devant les paysages mémoriels de Lee Hyun Joung (galerie Louis & Sack), les sculptures de chêne noirci à l’encre de Chine de Hoon Moreau (Magna Gallery) ou encore les toiles suspendues de Bang Hai Ja (galerie Françoise Livinec).
De la tradition aux icônes de la modernité
Que les amateurs de classicisme se rassurent : la Corée partage l’affiche avec les disciplines historiques qui font la réputation du salon. Le parcours, fort d’une vingtaine d’enseignes et enrichi cette année d’un circuit « Rive Gauche » en partenariat avec le Carré Rive Gauche, promet de grands moments de marché.
La galerie Jacques Barrère créera l’événement avec un impressionnant bodhisattva en bois de la dynastie Goryeo (918-1392). Chez Mingei, c’est l’art de la vannerie japonaise en bambou qui sera célébré à travers huit siècles de création, tandis que la galerie Sinapango réunira un ensemble de laques de l’époque Ming (1368-1644), dont une rare boîte à encens érotique. Enfin, la modernité la plus cotée aura sa place à la galerie Jean-François Cazeau, qui fera dialoguer les maîtres d’Europe et d’Asie, de Zao Wou-Ki à Foujita, sans oublier l’incontournable Yayoi Kusama.
Informations pratiques : Printemps Asiatique Paris, du 3 au 12 juin 2026. Salon à la Galerie Charpentier (75008) du 4 au 8 juin.

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