Les films au cinéma cette semaine : faut-il voir ou éviter La Bataille de Gaulle, The Plague et L’Affaire Zanetti ?

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Simon Abkarian prête ses traits à Charles de Gaulle, l’Italienne Barbara Ronchi joue une meurtrière dans L’Affaire Zanetti.

Simon Abkarian prête ses traits à Charles de Gaulle, l’Italienne Barbara Ronchi joue une meurtrière dans L’Affaire Zanetti. Pathé / Nour Films

La geste héroïque du général de Gaulle, un premier film américain qui a tout d’un grand, un face-à-face avec une meurtrière... Autant de bonnes raisons de se rendre au cinéma cette semaine.

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La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer - À voir

Historique d’Antonin Baudry - 2 h 40

Ce premier volet du diptyque d’Antonin Baudry, commence en 1940 et s’interrompt en 1942. Il montre un général inconnu au bataillon, débarqué à Londres sans armée, l’amour de la patrie et de la liberté chevillée au corps. L’ambassade de France est infestée de pétainistes. Ils regardent de Gaulle avec dédain. Mais Winston Churchill le reconnaît comme chef des Français libres. C’est le début d’un face-à-face savoureux, entre défiance et admiration. Le film n’est pas moins prenant quand il se déplace sur le théâtre des opérations. Ce récit d’une chimère qui devient réalité (la France libre) est un film comme les Américains n’en font plus. Et comme les Français n’en ont jamais fait. É. S.

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La note du Figaro : 3/4

À lire aussi Antonin Baudry : « Charles de Gaulle m’a immédiatement fait penser à Don Quichotte »

The Plague - À voir

Thriller de Charlie Polinger - 1 h 35

Bien que rare au cinéma, le water-polo est une bonne source d’inspiration, de Palombella rossa (1989) à Children of Glory (2006), dans lequel Krisztina Goda met en scène la demi-finale entre l’URSS et la Hongrie aux JO de 1956. Charlie Polinger emmène ici le water-polo sur un autre terrain que la politique. 2003, San Diego, Ben, 12 ans, débarque dans un camp d’été. Une bande de garçons est déjà constituée. On trouve à sa tête Jake, sourire désarmant et parfait méchant. Eli, un garçon en surpoids, tient le rôle du paria. Pour s’intégrer à la meute, Ben n’a pas d’autre choix que de hurler avec les louveteaux. Polinger donne à son thriller psychologique un aspect horrifique. On pense à Stanley Kubrick, mais aussi à Brian de PalmaGrand Prix et Prix de la critique à Deauville, ce premier film impressionne par sa maîtrise. É. S.

La note du Figaro : 3/4

L’Affaire Zanetti - À voir

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Drame de Leonardo Di Costanzo - 1 h 45

Au cœur d’une prison de haute sécurité, un professeur d’université (Roschdy Zem) vient interroger Elisa Zanetti (Barbara Ronchi), détenue depuis dix ans pour le meurtre de sa sœur. Le dialogue entre ces deux-là se charge d’une intensité singulière. Leur affrontement à fleurets mouchetés (qui n’est pas sans rappeler à certains moments celui du Silence des agneaux) devient peu à peu un jeu de chat et de souris d’une redoutable subtilité, où chaque échange laisse affleurer les zones obscures de la pulsion meurtrière et, peut-être aussi, le désir d’une rédemption espérée. Le film trouve sa force dans cette manière très retenue d’aborder l’incommunicabilité du mal. O. D.

La note du Figaro : 3/4

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Toutes mes sœurs - On peut voir

Documentaire de Massoud Bakhshi - 1 h 18

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De 2007 à 2025, Massoud Bakhshi a filmé ses deux nièces, puis une troisième née plus tard, en Iran. L’originalité de son documentaire consiste à montrer les petites filles devenues de jeunes adultes regardant ces images en leur donnant la possibilité de les commenter. Pendant dix-huit ans, fêtes d’anniversaires, jeux quotidiens au son d’un radiocassette capricieux, séances devant la télé, premiers pas à l’école, ajustement du premier voile, appropriation du premier smartphone forment autant de tranches de vie saisies par leur oncle, la plupart dans la sphère privée. La sphère publique s’immisce à travers les remarques de la grand-mère, très pieuse, ou les informations à la télévision. Si le réalisateur montre bien le poids de la tradition et les interdits qui frappent les filles dès l’enfance, on regrette que Zahra et Mahya n’aient pas utilisé plus souvent la fonction « pause ». En conflit avec leurs parents à propos du mouvement Femme, vie, liberté, on aurait aimé les entendre commenter l’éducation qu’elles ont reçue. Un peu âpre sur la forme, Toutes mes sœurs a cependant le mérite de faire entrer le spectateur dans l’intimité d’une famille iranienne d’aujourd’hui. Et de mesurer la longueur du chemin vers la liberté de penser.

La note du Figaro  : 2/4

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