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Quand le mercure s’affole en été, les fruits de saison bien juteux sont très tentants pour se rafraîchir. Mais est-ce vraiment recommandé de manger plus de fruits quand il fait chaud ? La réponse avec une diététicienne.
En bref
Résumé réalisé avec l’IA, validé par Santé Magazine.
- En période de chaleur, consommer plus de fruits peut être bénéfique pour l’hydratation. Les fruits apportent de l’eau, des glucides naturels, des vitamines et des minéraux, et favorisent la satiété grâce à leurs fibres.
- Privilégiez la consommation de fruits entiers à celle de smoothies et de jus de fruits. Les jus de fruits, par exemple, contiennent peu de fibres et sont riches en sucres, donc à consommer occasionnellement. Les personnes atteintes de diabète ou du syndrome de l’intestin irritable doivent être en particulier attentives à leur choix de fruits.
- Associer les fruits à des sources de protéines ou de bonnes graisses, comme des noix ou du yaourt, permet d’obtenir une collation saine et rafraîchissante, et plus rassasiante.
En France, les recommandations sont de manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour en privilégiant une majorité de légumes. « En pratique, cela correspond souvent à deux ou trois portions de fruits par jour, le reste étant constitué de légumes », explique la diététicienne et nutritionniste Clara Ledoux Morvan. Alors, quand les températures grimpent en été, se tourner davantage vers des fruits de saison bien frais est une option qui semble séduisante et bonne pour la santé. Et ce n’est pas forcément une mauvaise idée.
Les fruits apportent quantité de nutriments intéressants :
- de l’eau ;
- des glucides naturellement présents (fructose, glucose, saccharose selon les fruits) ;
- des vitamines ;
- des minéraux.
Les fruits, une source en plus d’hydratation
Si les fruits ne remplacent pas l’hydratation apportée par l’eau, ils permettent toutefois « de fournir une énergie rapidement disponible tout en participant à l’hydratation », indique la nutritionniste. « La plupart des fruits sont composés de 80 à 90 % d’eau, ce qui contribue aux apports hydriques quotidiens ».
Parmi les fruits d’été les plus riches en eau, on retrouve :
D’autres fruits comme la banane, certes moins hydratants, apportent « davantage de glucides et de potassium, ce qui peut être intéressant après un effort ou en cas de forte transpiration ».
Alors, comment bien choisir son fruit ? L’idéal selon Clara Ledoux Morvan, « reste de varier les fruits afin de bénéficier de profils nutritionnels complémentaires ».
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Plus de fruits signifie-t-il plus de sucres ?
Un fruit contient différents types de glucides et en manger signifie forcément augmenter son apport en sucre. Mais qualifier les fruits de simplement « sucrés » est « souvent réducteur » selon la nutritionniste. « Les fruits apportent également des fibres et de nombreux autres nutriments qu’il ne faut pas oublier ». Le tout, c’est de manger son fruit de la manière la plus saine possible pour en profiter pleinement.
Ainsi, les recommandations encouragent la consommation de fruits entiers plutôt qu’en jus chez les personnes en bonne santé. Les fruits entiers ont en effet l’avantage de « favoriser la satiété et de ralentir l’absorption des sucres grâce à ses fibres ».
De manière générale, « il n’existe pas non plus de mauvais fruits d’été, mais certains sont naturellement un peu moins riches tout en apportant beaucoup d’eau, ce qui favorise le rassasiement pour un faible apport calorique.
Ainsi, si vous souhaitez limiter votre apport en glucides tout en consommant des fruits, vous pouvez vous tourner vers :
- la pastèque (8,33 g de glucides pour 100 g de fruits) ;
- le melon (14,8 g de glucides pour 100 g de fruits) ;
- les fraises (6,03 g de glucides pour 100 g de fruits) ;
- les framboises (5,83 g de glucides pour 100 g de fruits) ;
- les mûres (8,1 g de glucides pour 100 g de fruits) ».
Smoothies et jus de fruits sont-ils recommandés ?
Les smoothies, contrairement aux jus de fruits, « conservent malgré tout une partie des fibres du fruit entier, mais leur texture liquide conduit souvent à les boire plus rapidement et en plus grande quantité », remarque Clara Ledoux Morvan. Il faut donc en boire avec prudence pour éviter un trop grand apport de glucide.
Les jus de fruits, « même s’ils sont composés de fruits à 100 %, contiennent peu ou pas de fibres », et ça fait toute la différence !
Diabète, SII… des fruits oui, mais pas n’importe lesquels
Une personne en bonne santé peut se fier aux recommandations précédentes, mais les personnes souffrant de certaines maladies doivent être plus prudentes concernant leur consommation de fruits.
Si vous avez un diabète
Chez les personnes vivant avec un diabète, « il n’est généralement pas nécessaire de supprimer les fruits, mais il est préférable de les répartir au cours de la journée et de privilégier les fruits entiers », commence la diététicienne.
Si vous avez l’intestin irritbale (SII)
Pour les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable (SII), le choix du fruit a toute son importance. « Certains fruits sont riches en FODMAPs, des sucres fermentescibles qui peuvent majorer les symptômes digestifs chez les personnes sensibles ». Voici les fruits concernés :
- la pastèque ;
- les cerises ;
- la pomme ;
- la mangue.
À l’inverse, d’autres fruits sont souvent mieux tolérés comme les fraises, les myrtilles, les kiwis, les agrumes ou les raisins.
Si vous souffrez d’insuffisance rénale
Enfin, chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale avancée, « certaines recommandations concernant les aliments riches en potassium peuvent être nécessaires », justifie Clara Ledoux Morvan.
« Lorsque les reins ne parviennent plus à éliminer correctement le potassium et qu’une hyperkaliémie est présente ou à risque, le médecin ou le diététicien peut recommander de limiter les aliments les plus riches en potassium », explique la nutritionniste.
Ces personnes devront alors éviter ces fruits d’été :
- l’abricot (259 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- le melon (267 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- les fruits secs issus des fruits relativement riches en potassium.
En revanche, elles pourront consommer ces autres fruits avec parcimonie :
- les fraises (140 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- les myrtilles (77 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- les framboises (170 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- les cerises (190 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- les pêches (215 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- les nectarines (201 mg de potassium pour 100 g de fruits) ;
- la pastèque (100 mg de potassium pour 100 g de fruits).
À l’inverse, « si le potassium sanguin est normal, une restriction systématique n’est généralement pas indiquée, car elle risquerait d’appauvrir inutilement l’alimentation ».
Clara Ledoux Morvan rappelle que ces recommandations doivent être toujours individualisées avec le médecin ou le diététicien.
Avec quoi accompagner ses fruits pour un en-cas complet ?
Vous pouvez par exemple, accompagner :
- une pomme avec une poignée d’amandes ou de noix ;
- une pêche avec un yaourt nature ou du fromage blanc ;
- des fruits rouges avec du skyr ;
- une banane avec une cuillerée de purée d’amandes ou de cacahuète ;
- un melon avec quelques dés de feta ou de fromage frais.
« Ces associations permettent de prolonger la satiété tout en conservant une collation simple et rafraîchissante », conclut la diététicienne.

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