Quel pansement choisir pour quelle blessure ?

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Personne avec un pansement sur le genou © Elena Noviello / Moment

Éraflure, coupure, ampoule ou brûlure légère… chaque blessure mérite un pansement adapté pour favoriser la cicatrisation et limiter les risques d’infection. Encore faut-il s’y retrouver parmi les nombreux modèles disponibles. Nos conseils pour choisir le bon pansement selon la situation.

L'essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

« Quand on se blesse, la première chose à faire est de vérifier s’il n’y a pas des bouts de verre ou autre dans la plaie, et de les retirer, explique Jean-Sébastien Nizou, infirmier libéral. On nettoie à l’eau claire et au savon ou au sérum physiologique, puis on désinfecte, si possible avec de la Biseptine ». Il faut laisser sécher quelques minutes avant de mettre le pansement.

Quel pansement pour une blessure superficielle qui ne saigne pas ?

« Pour les blessures de la vie courante, égratignures, petites coupures, les pansements stériles, avec une bande adhésive et une compresse au milieu, qui protègent hermétiquement la blessure tout en laissant la peau respirer, sont parfaits », conseille Stéphane Pichon, pharmacien. On peut aussi opter pour des pansements avec une pellicule transparente, étanche et respirable (un film de polyuréthane), qui résiste mieux à l’eau.

« Si on est inquiet pour sa cicatrice, on peut choisir des hydro-colloïdes qui accélèrent la cicatrisation et permettent des cicatrices plus nettes », précise le Dr Marc Perrussel, dermatologue. Composé d’une couche interne de carboxyméthylcellulose qui stimule la production de collagène et d’une couche externe en film, mousse ou compresse non tissée, ce type de pansement résiste à l’eau, aux bactéries et aux virus. Il existe également sous plusieurs formats anatomiques (talons, coudes…).

À retenir : on ne change son pansement que tous les deux ou trois jours, sauf s’il est souillé.

Les pansements pour ampoule, ça vaut le coup ?

Oui ! « Les pansements hydrogel à effet seconde peau sont parfaits pour aider les ampoules à cicatriser et réduire la douleur », indique le Dr Perrussel. « Seul inconvénient, il ne faut pas les enlever avant qu’ils ne se détachent d’eux-mêmes, on risque sinon d’arracher la peau nouvelle ».

Quel pansement pour une blessure superficielle qui saigne beaucoup ?

« Dans ce cas, il faut faire une compression pour arrêter le saignement au-dessus de la blessure et éventuellement directement dessus », rappelle Jean-Sébastien Nizou. On pourra mettre un pansement compressif et ajouter autour une bande pour comprimer la plaie. Si les saignements sont abondants et ne s’arrêtent pas, il faut appeler les pompiers ou se rendre aux urgences.

Dans les cas plus bénins, plusieurs solutions existent.

  • « Les quasi-jumeaux chimiques des pansements hydrocolloïdes, mais adaptés à des plaies suintantes ou saignantes, sont les pansements hydrocellulaires, très absorbants (jusqu’à dix fois leur poids) », propose le Dr Perrussel ;
  • Des pansements fabriqués à partir d’algues (alginates) possèdent également un fort pouvoir absorbant (10 à 15 fois leur poids). Ils favorisent la cicatrisation, piègent les bactéries et stabilisent les exsudats (mélange de sérum, débris cellulaires et protéines, qui joue un rôle majeur dans le processus de cicatrisation) ;
  • On a enfin les pansements américains, qui sont aussi très absorbants, doux et ne collent pas à la plaie ».

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La peau est râpée, abrasée ou brûlée : quel pansement choisir ?

« Pour ces blessures, on privilégie les pansements en tulle gras, à trame fine et imprégnés de vaseline, qui permettent aux tissus de cicatriser tout en étant hydratés », précise l’infirmier. « C’est aussi indiqué pour toutes les blessures chez les personnes qui ont la peau très fine, abîmée par une maladie ou des traitements ».

Morsure, fer rouillé : les blessures à surveiller

« En cas de morsure, on laisse la plaie à l’air libre et on consulte rapidement un médecin qui pourra prescrire une cure d’antibiotiques », dit le Dr Perrussel. Si vous vous blessez sur du fer rouillé et que vous n’êtes pas à jour de vos vaccinations, vous avez 24 heures pour recevoir un vaccin ou un rappel antitétanique ». Et si vous vous enfoncez l’aiguille d’une seringue usagée dans la peau, il faut consulter au plus vite pour des tests de dépistage et éventuellement la mise en place d’un traitement préventif du VIH. Enfin, si vous observez les signes évocateurs d’une infection (gonflement, douleur, rougeur, chaleur, si la plaie prend des teintes vert jaune, si elle suinte), il faut consulter.

Notre sélection de pansements

  • Pansements adhésifs stériles. Laboratoire Soineo. 2,59 € la boîte de 10 pochettes, avec carrés adhésifs non tissés hypoallergéniques et compresse en fibre perforée. L’avis des pros : « ces pansements basiques issus du monde de la clinique, adaptés aux peaux sensibles, n’adhèrent pas à la plaie et se retirent sans douleur. Un incontournable de la trousse à pharmacie » ;
  • Coalgan adhésif. Laboratoires Brothier. 5,20 € la boîte de 12 pansements adhésifs pour arrêter le saignement et favoriser la cicatrisation. L’avis des pros : « ces pansements bioactifs à base d’alginate, issu d’algues, libèrent leur calcium, ce qui favorise l’agrégation des plaquettes. De la même famille que les mèches pour le saignement de nez, ils sont très efficaces » ;
  • URGO Brûlures, Blessures superficielles. URGO. 10,42 € la boîte de 6 pansements stériles de tulle gras associant particules hydrocolloïdes et vaseline. Waterproof, petit format (existent aussi en grand format). L’avis des pros : « les particules hydrocolloïdes stimulent la production de collagène donc accélèrent la cicatrisation et la vaseline permet aux tissus de rester bien hydratés. Ces pansements sont adaptés à des brûlures du premier ou du second degré superficiel ».

Sources

Entretiens avec le Dr Marc Perrussel, dermatologue, avec Jean-Sébastien Nizou, infirmier libéral et avec Stéphane Pichon, pharmacien.

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