Lundi 1er juin 2026, à 21h10, TF1 diffuse le final de sa série événement L'été 36 avec Nolwenn Leroy, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Julie de Bona. Présente au festival Séries Mania, cette dernière revient sur son personnage... et la demande inattendue qu'elle a fait passer à la production.
Lundi 1er juin, les fidèles de L'été 36 [Notre avis] découvriront enfin la résolution de ce "murder mystery case" aux audiences spectaculaires, autour de l'assassinat d'un troublant procureur interprété par Arnaud Binard. Portée par Nolwenn Leroy, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Julie de Bona, la série a été tournée en 2025 sur la côte d'Azur et en région parisienne et nous y étions.
Dans le rôle de Blanche, Julie de Bona, présente dans Le Bazar de la charité et Les combattantes, les deux premiers volets de la collection de TF1 et Netflix consacrée à l'évolution de la condition féminine dans l'Histoire, compose un personnage passionnée, excessive et pas toujours facile à assumer. Même si elle a adoré l'interpréter, comme elle le confie dans cette interview.
"Elle m’a donné du fil à retordre..." Julie de Bona se confie sur son personnage dans L'été 36 sur TF1
Télé-Loisirs : Votre personnage n’attire pas franchement la sympathie au début de la série, dans quelle mesure cela vous a-t-il posé un problème ?
Julie de Bona : C’est vrai qu’elle peut paraître agaçante. C’est une femme qui porte une vraie blessure, que j’ai essayée de comprendre, car elle m’a donné du fil à retordre, cette Blanche ! En même temps, elle m’attire énormément car c’est une Drama Queen. C’est Dalida qui veut mourir sur scène ! [Elle rit] Elle est super kiffante à jouer car elle décomplexe totalement son côté narcissique.
Avez-vous mis du temps à vous l’approprier ?
Mon caractère est très éloigné du sien, en revanche, je lui ai apporté tout mon amour pour ce qui concerne l'émotionnel, oser exprimer ce que l'on ressent malgré ses contractions. Il y a eu une vraie rencontre entre elle et moi, à la fin, lorsqu’elle sort enfin de son égo. Aujourd'hui, c’est devenue une très bonne amie pour qui j'ai énormément de tendresse et d’empathie.
Mais j’ai quand même eu besoin d’avoir une discussion avec la productrice et les scénaristes pour leur dire : "Je pense que je n‘arriverai pas à la jouer car, pour la comprendre, il me manque une scène. J'ai besoin de la faire grandir pour la défendre et embarquer les téléspectateurs". C’est la raison pour laquelle la séquence de la réconciliation avec sa soeur, Eugénie (Sofia Essaïdi) a été écrite.
"Le coiffeur était très fâché !" : Julie de Bona évoque les difficultés de sa préparation dans L'été 36
Il paraît que vous avez fait passer une petite demande auprès de la production...
L’histoire, c’est que, dans Le bazar de la charité, j’interprétais une femme brûlée de la tête aux pieds, avec un masque et un voile sur le visage. Puis, dans Les combattantes, on m’a confié le rôle d’une mère supérieure... Moi qui, petite, me rêvais en fille de d’Artagnan, c’était un peu frustrant ! Même si ces personnages comptent parmi les plus beaux que j’ai eu à jouer.
Aussi, lorsqu’Iris (Bucher, la productrice, ndlr) m'a recontactée pour L’été 36, je lui ai demandé : "S’il te plaît, cette fois, est-ce que je peux avoir de belles robes et des belles coiffures ?". Elle a tenu parole ! [Elle rit]
Quelle contrainte de la mode de l’époque vous a paru la plus contraignante ?
La coiffure ! Je n’avais jamais imaginé combien c’était chronophage pour les femmes. Les pauvres, elles dormaient avec un filet et passaient des heures, chaque matin, pour obtenir des cheveux mousseux et bouclés. Le problème, c’est qu’à cause de mes origines asiatiques, les miens restaient lisses et refusaient de friser... Sur le tournage, le coiffeur était très fâché contre eux !
"On ne s'attendait pas à ...", Julie de Bona raconte sa rencontre Miou Miou dans L'été 36 sur TF1
Quel effet ça fait de devenir la fille de Miou-Miou le temps d'une série ?
Lorsque j’ai appris que j’allais être la fille de Miou Miou et de Sam Karmann, j'ai adoré l'idée ! Lorsque vous les rencontrez, c'est toute leurs filmographies qui entrent avec eux dans la pièce. Miou Miou est quelqu’un qui a énormément de second degré, on ne s’attendait pas à découvrir une femme si drôle et si accessible.
Quelle leçon avez-vous acquise sur la condition des femmes à l'époque ?
Incarner des femmes à des époques différentes vous fait saisir viscéralement et organiquement leur condition. J'en avais eu connaissance à travers mes cours d'histoire, mais les jouer m'a donner accès à ce qu'elle pouvaient ressentir, pour mieux en parler ensuite autour de moi.
J'espère que L'été 36 saura réveiller les consciences, mettant en perspective le contexte politique actuel, les prochaines élections, et la montée du nazisme il y a quatre-vingt-dix ans.

il y a 2 day
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