Un candidat de gauche peut-il encore l’emporter sans l’électorat de Jean-Luc Mélenchon ? "Ceux qui sont obsédés par lui se disent qu’ils ne peuvent plus être élus sans son électorat", relève en privé Yannick Jadot, englouti, en 2022, par le tribun insoumis - sous l’effet du vote utile, l’écologiste n’avait recueilli que 4,6 % des suffrages en 2022. L’électorat LFI ? Ce n’est pas le sujet d’Olivier Faure. "Son noyau dur de 8-9 % est irrécupérable", confesse-t-on dans l’entourage du premier secrétaire du PS. Ce "bloc" mélenchoniste fascine autant qu’il intrigue. Aux élections municipales, il a permis à La France insoumise de s’emparer de deux villes de plus de 100 000 habitants, Saint-Denis et Roubaix. À l’élection présidentielle, ce socle place Jean-Luc Mélenchon en position de force ; seul le social-démocrate Raphaël Glucksmann semble, à date, en mesure de contester son leadership dans cette partie de l'échiquier. Assis sur cette réserve de voix, le "Vieux", comme le surnomment les jeunes militants insoumis, a tout loisir de lancer aux rivaux qui veulent le détrôner : "faites mieux !" Mais qui compose cette fameuse "nouvelle France" ?

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