Tech. Start-up innovantes, leaders spécialisés... L'UE a plus d'atouts qu'elle ne le soupçonne pour reconquérir le marché des puces. Le Chips Act 2 qu'elle a dévoilé mercredi devrait lui permettre d'en tirer davantage parti.
Publié le 03/06/2026 à 20:00
FILE PHOTO: The bottom module of a $400-million High NA EUV machine made by ASML is shown at the headquarters of Belgian chip research lab IMEC. Once fully assembled, the machine will be used to develop and commercialize future generations of computer chips, in Leuven, Belgium, March 18, 2026. REUTERS/Piroschka van de Wouw/File Photo
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Les Américains ont tellement répété aux Européens qu'ils étaient dépassés qu'ils ont fini par les croire. À l'heure de rebâtir leur industrie des puces, les 27 se demandent s'ils peuvent réussir leur comeback. Le spectaculaire retour du Japon dans le secteur devrait piquer notre orgueil. Leader dans les années 1980, le pays avait lui aussi décroché face à Taïwan et la Corée du Sud les décennies suivantes. Mais depuis quelques années, il a planifié des investissements conséquents - 65 milliards de dollars d'ici 2030 dans les puces et l'IA - et cumule les succès. Il a ainsi convaincu TSMC d'ouvrir une usine de pointe à Kumamoto. En parallèle, son champion national Rapidus, soutenu par l'État et un consortium d'entreprises (Denso, Toyota, Kioxia, SoftBank, MUFG Bank, NEC, NTT, Sony…), est en bonne voie de tenir son pari : fabriquer en 2027 des puces avancées en 2 nanomètres. "On a l'air un peu ridicules à côté", grimace un expert européen du secteur.
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