Présidentielle : les candidats embarrassés face au casse-tête des retraites

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 Raphaël Glucksmann, président de Place publique, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, Édouard Philippe, président d’Horizons, et Jordan Bardella, président du Rassemblement national.

De gauche à droite : Raphaël Glucksmann, président de Place publique, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, Édouard Philippe, président d’Horizons, et Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Sébastien SORIANO / Sébastien SORIANO / Sébastien SORIANO / François BOUCHON

DÉCRYPTAGE - Confrontés à la nécessaire réforme du système, les prétendants à la présidentielle, conscients de l’explosivité du sujet, préfèrent temporiser.

C’est le New York Times, en 1959, qui a le premier utilisé la métaphore au sujet du financement du système scolaire américain : « C’est un problème du même ordre que d’avoir un éléphant au milieu de la pièce. C’est tellement gros qu’on ne peut l’ignorer. » La comparaison pourrait être reprise tel quelle en 2026 s’agissant des régimes de retraite français. À moins d’un an de l’élection présidentielle, bon nombre de candidats sont conscients que le financement de notre système par répartition sera l’une des questions incontournables du scrutin. Tout en évitant ou en contournant soigneusement le sujet… « C’est une bombe qui explosera au visage du premier qui ouvrira le paquet-cadeau », s’amuse un député Renaissance.

La cote d’alerte, pourtant, a été atteinte depuis longtemps. « Le modèle social reposant sur une démographie faible et des prestations élevées ne peut plus tenir », pose l’ex-ministre de l’Économie Bruno Le Maire. « Ce n’est plus un abcès à crever, c’est une…

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